Fiche pratique
Prison : droits familiaux, sociaux et civiques d'un détenu
Vérifié le 24/06/2019 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), MinistÚre chargé de la justice
Une personne détenue a des droits familiaux (par exemple, elle peut se marier ou obtenir une autorisation de sortie en cas de décÚs d'un proche). Elle a également des droits sociaux et civiques (par exemple, elle peut voter aux élections). Ces droits peuvent varier selon que la personne est en détention provisoire ou est déjà condamnée.
- Personne condamnée
- Détention provisoire
Mariage d'une personne condamnée
La personne dĂ©tenue a toujours le droit de se marier. Le mariage doit en principe ĂȘtre cĂ©lĂ©brĂ© en prison sur autorisation du procureur de la RĂ©publique. Dans ce cas, le futur Ă©poux de la personne dĂ©tenue et les tĂ©moins de mariage doivent tous solliciter un permis de visite pour pouvoir entrer dans la prison.
La cĂ©rĂ©monie peut aussi avoir lieu Ă l'extĂ©rieur, dans une mairie, notamment celle de la commune oĂč rĂ©side le futur Ă©poux ou la future Ă©pouse en libertĂ©. Pour cela, la personne dĂ©tenue doit obtenir une permission de sortir auprĂšs du juge d'application des peines. Ce droit n'est ouvert qu'aux dĂ©tenus condamnĂ©s Ă une peine dĂ©finitive, et dont la situation pĂ©nale correspond Ă l'une des suivantes :
- Condamnation à une ou plusieurs peines dont le total est inférieur ou égal à 1 an
- Condamnation à une ou plusieurs peines dont le total est supérieur à un 1 an, aprÚs exécution de la moitié de la peine, avec un temps restant de détention inférieur à 3 ans
- Condamnation à une ou plusieurs peines dont le total est supérieur à un an, aprÚs exécution du tiers de leur peine si incarcération dans un centre de détention
- Personne condamnée incarcérée dans un centre ou un quartier pour peines aménagées.
En cas de refus du juge d'accorder une permission de sortie, la personne dĂ©tenue peut faire un recours dans les 24 heures aprĂšs la notification de la dĂ©cision. Le recours doit ĂȘtre dĂ©posĂ© auprĂšs de la cour d'appel dont dĂ©pend le juge qui a pris la dĂ©cision initiale.
OĂč sâadresser ?
Autorité parentale
Si la personne dĂ©tenue n'a pas fait l'objet d'une dĂ©chĂ©ance de l'autoritĂ© parentale lors du jugement qui l'a condamnĂ©e ou Ă une autre occasion, elle conserve l'autoritĂ© parentale sur ses enfants. Elle continue d'ĂȘtre responsable de leur Ă©ducation et peut prendre des dĂ©cisions les concernant.
Une personne détenue a le droit de reconnaßtre son enfant. Un officier d'état civil de la commune dont dépend l'établissement peut se rendre auprÚs de la personne pour lui faire signer la reconnaissance de paternité ou de maternité. Le détenu concerné doit envoyer par courrier une demande au procureur de la République du tribunal dont dépend la prison.
OĂč sâadresser ?
Maladie ou décÚs d'un proche
La personne détenue condamnée peut obtenir une permission de sortir si un de ses proches est gravement malade ou est décédé. Elle pourra ainsi se rendre à l'hÎpital ou à l'enterrement. La permission est accordée par le juge d'application des peines.
Ce droit est accordé à chaque détenu sauf celui qui a été condamné à une peine supérieure à 5 ans, dont moins de la moitié a été effectuée.
DĂšs sa sortie, le dĂ©tenu est laissĂ© libre et doit revenir de lui-mĂȘme en prison dans le dĂ©lai qui lui a Ă©tĂ© accordĂ©. Ce dĂ©lai doit ĂȘtre infĂ©rieur ou Ă©gal Ă 3 jours. Il peut ĂȘtre prolongĂ© si le lieu oĂč doit se rendre le dĂ©tenu est Ă©loignĂ© de la prison. La sortie ne peut avoir lieu qu'en France.
Une personne dĂ©tenue condamnĂ©e qui ne remplit pas les conditions pour obtenir une permission de sortir peut demander, Ă titre exceptionnel, une autorisation de sortie sous escorte. La personne sera surveillĂ©e pendant toute la durĂ©e de la sortie et pourra ĂȘtre menottĂ©e en permanence.
Cette mesure est accordĂ©e par le juge d'application des peines et la demande doit lui ĂȘtre adressĂ©e par Ă©crit.
OĂč sâadresser ?
L'escorte est composée de membre du personnel de surveillance de la prison, de policiers ou de gendarmes. Pour plus de discrétion, le juge peut dispenser ces agents du port de l'uniforme.
Ă savoir
en cas de refus du juge d'accorder une permission de sortie, le détenu ne peut pas faire de recours. Cette décision est définitive.
Maternité
Les femmes détenues peuvent garder leurs enfants avec elles en prison (dans des espaces spécialement aménagés) jusqu'à l'ùge de 18 mois.
La mÚre détenue qui souhaite garder son enfant avec elle au-delà de ses 18 mois peut en faire la demande auprÚs de son conseiller d'insertion et de probation. La demande sera transmise au directeur interrégional des services pénitentiaires, qui prendra une décision aprÚs avis d'une commission consultative.
Durant les 12 mois qui suivent son dĂ©part, l'enfant peut ĂȘtre admis Ă effectuer de courts sĂ©jours auprĂšs de sa mĂšre en prison.
Les personnes détenues ont accÚs aux droits sociaux comme tout le monde, sauf adaptation prévue par les textes.
Droit d'ĂȘtre informĂ©
Les personnes détenues ont droit, pendant leur incarcération, à une information sur leurs droits sociaux de nature à faciliter leur réinsertion. Cette information leur est donnée par leur conseiller d'insertion et de probation.
Assurance maladie
Toutes les personnes écrouées sont affiliées au régime général de l'assurance maladie et si nécessaire à une assurance complémentaire santé pour la prise en charge financiÚre de leurs soins.
Prestations sociales
Les personnes détenues ont accÚs aux prestations sociales comme tout le monde (allocations familiales, allocation de solidarité aux personnes ùgées, etc...), sauf adaptation ou restriction prévue par les textes (RSA, allocations logement, etc.). Les conseillers d'insertion et de probation leur fournissent les informations relatives à ce sujet, mais les personnes détenues peuvent aussi consulter le guide des droits sociaux accessibles aux personnes placées sous main de justice.
Hébergement - Logement
Les demandes d'hĂ©bergement et de logement adaptĂ© des sortants de prison doivent ĂȘtre adressĂ©es au service intĂ©grĂ© d'accueil et d'orientation (SIAO). Ce service est chargĂ© de coordonner, en lien avec les services pĂ©nitentiaires d'insertion et de probation (SPIP), les actions pour l'hĂ©bergement et l'accĂšs au logement des personnes sortant de dĂ©tention ou faisant l'objet d'un placement Ă l'extĂ©rieur.
La personne détenue qui n'a pas été définitivement condamnée à une interdiction des droits civiques peut voter, physiquement ou par procuration.
Inscription sur les listes électorales
Pour pouvoir voter, il faut ĂȘtre inscrit sur les listes Ă©lectorales.
La personne détenue qui n'est pas déjà inscrite sur les listes électorales peut demander son inscription. Elle doit justifier de son identité, de sa nationalité et d'une attache avec une commune.
à ce titre, la personne détenue doit :
- soit attester d'un domicile personnel, ou d'une résidence effective et continue d'au moins 6 mois à la date de la condamnation, ou du paiement d'impÎts locaux (taxe d'habitation, contribution fonciÚre des entreprises, taxe fonciÚre sur les propriétés bùties ou non bùties) depuis au moins 2 ans,
- soit avoir élu domicile auprÚs d'un centre communal d'action sociale, d'un centre intercommunal d'action sociale ou d'un organisme agréé par la préfecture,
- soit avoir obtenu une attestation de résidence certifiant de sa présence au sein de l'établissement pénitentiaire durant au moins 6 mois. La personne détenue peut alors s'inscrire sur les listes électorales de la commune de l'établissement. Un certificat de présence est fourni à la personne détenue.
Si elle ne remplit aucune de ces conditions, elle peut demander Ă ĂȘtre domiciliĂ©e Ă l'Ă©tablissement pĂ©nitentiaire. Un certificat temporaire de domiciliation doit lui ĂȘtre fourni afin qu'elle puisse s'inscrire sur les listes Ă©lectorales de la commune de l'Ă©tablissement.
Vote au bureau de vote
La personne détenue peut demander au juge d'application des peines une permission de sortir d'une journée pour aller voter. La permission n'est pas accordée au détenu condamné à une peine de prison supérieure à 5 ans, et qui n'en a pas encore exécuté la moitié.
Vote par procuration
La personne détenue qui n'a pas demandé la permission de sortir d'une journée pour aller voter ou qui ne l'a pas obtenue peut voter par procuration. Elle doit désigner un mandataire pour voter à sa place.
Pour que le mandataire désigné puisse voter à la place de la personne détenue, il faut qu'il soit en possession d'une procuration sur laquelle la signature de la personne détenue est dûment certifiée.
La personne détenue doit s'adresser au greffe de la prison pour demander :
- la délivrance d'un extrait du registre d'écrou justifiant son incapacité à se rendre à un bureau de vote
- et le passage d'un officier de police pour certifier la procuration.
Une fois certifiée, la procuration permet au mandataire de la personne détenue de voter à sa place le jour de l'élection. Sa validité est limitée à un scrutin, sauf exception.
Vote par correspondance
La personne détenue peut aussi voter par correspondance. Le vote par correspondance a lieu dans la prison.
La personne détenue peut saisir :
- l'administration pénitentiaire (la direction de l'établissement, la direction interrégionale des services pénitentiaires ou la direction de l'administration pénitentiaire),
- le ContrÎleur général des lieux de privation de liberté pour toute question relative à des faits mettant en cause l'état, l'organisation ou le fonctionnement de l'établissement pénitentiaire, la prise en charge ou le transfÚrement d'une personne détenue ou la violation d'un de ses droits fondamentaux,
- le Défenseur des droits pour toute question relative au respect de la déontologie de la sécurité (comportement des surveillants),
- le tribunal administratif pour contester les décisions prises à son égard par l'administration pénitentiaire.
Mariage d'une personne en détention provisoire
Une personne détenue a toujours le droit de se marier. Elle doit demander l'autorisation du procureur de la République pour que le mariage soit célébré dans l'établissement pénitentiaire. Le futur époux de la personne détenue et les témoins de mariage doivent tous solliciter un permis de visite pour pouvoir entrer dans la prison.
Ă savoir
les personnes incarcérées dans le cadre d'une détention provisoire et qui n'ont pas été définitivement condamnées ne peuvent pas se marier hors de la prison.
Autorité parentale
Si la personne dĂ©tenue n'a pas fait l'objet d'une dĂ©chĂ©ance de l'autoritĂ© parentale prononcĂ©e lors du jugement qui l'a condamnĂ©e, ou Ă une occasion, elle conserve l'autoritĂ© parentale sur ses enfants. Elle continue d'ĂȘtre responsable de leur Ă©ducation et peut prendre des dĂ©cisions les concernant.
La personne dĂ©tenue a le droit de reconnaĂźtre son enfant. Un officier d'Ă©tat civil de la commune dont dĂ©pend l'Ă©tablissement peut se rendre auprĂšs d'elle pour lui faire signer la reconnaissance de paternitĂ© ou de maternitĂ©. La demande doit ĂȘtre envoyĂ©e par courrier au procureur de la RĂ©publique du tribunal dont dĂ©pend la prison.
OĂč sâadresser ?
Maladie ou décÚs d'un proche
En cas de maladie ou de dĂ©cĂšs d'un proche, la personne dĂ©tenue peut demander au juge d'instruction chargĂ© de son affaire, Ă titre exceptionnel, une autorisation de sortie sous escorte. Si l'autorisation est accordĂ©e, le dĂ©tenu sera surveillĂ©e et pourra ĂȘtre menottĂ©e en permanence. La demande doit ĂȘtre adressĂ©e directement au juge.
OĂč sâadresser ?
L'escorte est composée par des personnels de surveillance de la prison, des policiers ou des gendarmes. Pour plus de discrétion, le juge peut dispenser ces agents du port de l'uniforme.
Ă savoir
en cas de refus du juge, le détenu ne peut pas faire de recours. Cette décision est définitive.
Maternité
Les femmes détenues peuvent garder avec elles leurs enfants en prison (dans des espaces spécialement aménagés) jusqu'à l'ùge de 18 mois.
La mÚre détenue qui souhaite garder son enfant avec elle au-delà de ses 18 mois peut en faire la demande auprÚs de son conseiller d'insertion et de probation. La demande sera transmise au directeur interrégional des services pénitentiaires, qui prendra une décision aprÚs avis d'une commission consultative.
Durant les 12 mois qui suivent son dĂ©part, l'enfant peut ĂȘtre admis Ă effectuer de courts sĂ©jours auprĂšs de sa mĂšre en prison.
Les personnes détenues ont accÚs aux droits sociaux dans les conditions comme tout le monde, sauf adaptation prévue par les textes. Cette information leur est donnée par leur conseiller d'insertion et de probation.
Droit d'ĂȘtre informĂ©
Les personnes détenues ont droit, pendant leur incarcération, à une information sur leurs droits sociaux, de maniÚre
à faciliter leur réinsertion.
Assurance maladie
Toutes les personnes écrouées sont affiliées au régime général de l'assurance maladie et si nécessaire à une assurance complémentaire santé pour la prise en charge financiÚre de leurs soins.
Prestations sociales
Les personnes détenues ont accÚs aux prestations sociales comme tout le monde (allocations familiales, allocation de solidarité aux personnes ùgées, etc...) sauf adaptation ou restriction prévue par les textes (RSA, allocations logement, etc.). Les conseillers d'insertion et de probation leur fournissent les informations relatives à ce sujet, mais les personnes détenues peuvent aussi consulter le guide des droits sociaux accessibles aux personnes placées sous main de justice.
Hébergement - Logement
Les demandes d'hĂ©bergement et de logement adaptĂ© des sortants de prison doivent ĂȘtre adressĂ©es au service intĂ©grĂ© d'accueil et d'orientation (SIAO). Ce service coordonne, en lien avec les services pĂ©nitentiaires d'insertion et de probation (SPIP), les actions pour l'hĂ©bergement et l'accĂšs au logement des personnes sortant de dĂ©tention ou faisant l'objet d'un placement Ă l'extĂ©rieur.
La personne en détention provisoire a le droit de voter, mais elle ne peut pas bénéficier d'une permission de sortir pour aller au bureau de vote. Le seul moyen d'exercer son droit est le vote par procuration, qui consiste à désigner un mandataire qui ira voter à sa place. Il faut au préalable qu'elle soit inscrite sur les listes électorales.
Inscription sur les listes électorales
Pour pouvoir voter, il faut ĂȘtre inscrit sur les listes Ă©lectorales.
La personne détenue qui n'est pas déjà inscrite sur les listes électorales peut demander son inscription. Elle doit justifier de son identité, de sa nationalité et d'une attache avec une commune.
à ce titre, la personne détenue doit :
- soit attester d'un domicile personnel, ou d'une résidence effective et continue d'au moins 6 mois à la date de la condamnation, ou du paiement d'impÎts locaux (taxe d'habitation, contribution fonciÚre des entreprises, taxe fonciÚre sur les propriétés bùties ou non bùties) depuis au moins 2 ans,
- soit avoir élu domicile auprÚs d'un centre communal d'action sociale, d'un centre intercommunal d'action sociale ou d'un organisme agréé par la préfecture,
- soit avoir obtenu une attestation de résidence certifiant de sa présence au sein de l'établissement pénitentiaire durant au moins 6 mois. La personne détenue peut alors s'inscrire sur les listes électorales de la commune de l'établissement. Un certificat de présence est fourni à la personne détenue.
Si elle ne remplit aucune de ces conditions, elle peut demander Ă ĂȘtre domiciliĂ©e Ă l'Ă©tablissement pĂ©nitentiaire. Un certificat temporaire de domiciliation doit lui ĂȘtre fourni afin qu'elle puisse s'inscrire sur les listes Ă©lectorales de la commune de l'Ă©tablissement.
Vote par procuration
La personne détenue doit désigner un mandataire pour voter à sa place.
Pour que le mandataire désigné puisse voter à la place de la personne détenue, il faut qu'il soit en possession d'une procuration sur laquelle la signature de la personne détenue est dûment certifiée.
La personne détenue doit s'adresser au greffe de la prison pour demander :
- la délivrance d'un extrait du registre d'écrou justifiant son incapacité à se rendre à un bureau de vote
- et le passage d'un officier de police pour certifier la procuration.
Une fois certifiée, la procuration permet au mandataire de la personne détenue de voter à sa place le jour de l'élection. Sa validité est limitée à un scrutin, sauf exception.
Vote par correspondance
La personne détenue peut aussi voter par correspondance. Le vote par correspondance a lieu dans la prison.
La personne détenue peut saisir :
- l'administration pénitentiaire (la direction de l'établissement, la direction interrégionale des services pénitentiaires ou la direction de l'administration pénitentiaire),
- Le ContrÎleur général des lieux de privation de liberté pour toute question relative à des faits mettant en cause l'état, l'organisation ou le fonctionnement de l'établissement pénitentiaire, la prise en charge ou le transfÚrement d'une personne détenue ou la violation d'un de ses droits fondamentaux,
- le Défenseur des droits pour toute question relative au respect de la déontologie de la sécurité (comportement des surveillants),
- le tribunal administratif pour contester les décisions prises à son égard par l'administration pénitentiaire.
-
Code de procédure pénale : article D424
Célébration de mariage
-
Code de procédure pénale : articles D142 à D146
Permissions de sortir
-
Code de procédure pénale : article 723-6
Autorisation de sortie sous escorte pour une personne condamnée
-
Code de procédure pénale : article 147
Autorisation de sortie sous escorte pour une personne condamnée
-
Code de procédure pénale : article 148-5
Autorisation de sortie sous escorte pour une personne en détention provisoire
-
Code de procédure pénale : articles D366 à D367
Protection sociale des détenus
-
Code de procédure pénale : articles D400 à D401-2
Protection de la mĂšre et de l'enfant
-
Code électoral : articles L1 à L6
Exercice du droit de vote
Questions ? Réponses !
Pour en savoir plus
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Je suis en détention - Guide du détenu arrivant
MinistÚre chargé de la justice
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MinistÚre chargé de la justice
