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Fiche pratique

Licenciement d'un contractuel de la fonction publique

Vérifié le 05/03/2020 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Le licenciement d'un agent contractuel de la fonction publique peut intervenir pour différents motifs. Selon le motif de licenciement, la procédure varie et l'agent bénéficie ou non de certaines garanties (reclassement, préavis, indemnité de licenciement,...).

De quoi s'agit-il ?

L'insuffisance professionnelle se caractérise par l'inaptitude de l'agent à exercer normalement les fonctions pour lesquelles il a été engagé.

Aucun licenciement ne peut ĂȘtre prononcé :

  • pendant une pĂ©riode de grossesse mĂ©dicalement constatĂ©e,
  • ou pendant un congĂ© de maternitĂ©, de paternitĂ© ou d'adoption,
  • ou pendant une pĂ©riode de 4 semaines suivant un congĂ© de maternitĂ©, de paternitĂ© ou d'adoption.

Si le licenciement est notifié avant la constatation médicale de la grossesse, l'agent peut justifier de son état par l'envoi d'un certificat médical dans les 15 jours suivant la notification du licenciement.

De mĂȘme, si le licenciement est notifiĂ© dans les 15 jours prĂ©cĂ©dant le placement d'un enfant pour adoption, l'agent peut envoyer, dans les 15 jours suivant la notification, une attestation du service de l'Ase.

Dans ces 2 cas, le licenciement est alors annulé. Toutefois, cette protection ne s'applique pas si l'administration est dans l'impossibilité de continuer à réemployer l'agent pour un motif autre que la grossesse, l'accouchement, la naissance ou l'adoption.

Procédure

Communication du dossier individuel et entretien préalable

L'administration informe l'agent qu'il peut demander la communication intégrale de son dossier individuel.

Le droit Ă  communication s'applique Ă©galement Ă  toute piĂšce sur laquelle l'administration fonde sa dĂ©cision, mĂȘme si elle ne figure pas au dossier individuel de l'agent.

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable. La convocation Ă  l'entretien est effectuĂ©e par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

L'agent peut se faire accompagner Ă  l'entretien par la ou les personnes de son choix.

Au cours de l'entretien, l'administration indique Ă  l'agent le motif du licenciement.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement, sauf en cas de licenciement en cours ou en fin de période d'essai.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

La décision de licenciement est notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

La lettre précise le motif du licenciement et la date à laquelle il intervient, compte-tenu des droits à congés annuels restant dus et de la durée du préavis.

Préavis

L'agent a droit à un préavis de licenciement dont la durée varie selon son ancienneté :

Durée du préavis en fonction de l'ancienneté de l'agent

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

8 jours

Entre 6 mois et 2 ans

1 mois

Au moins 2 ans

2 mois

L'ancienneté est calculée jusqu'à la date d'envoi de la lettre de notification du licenciement. L'ensemble des contrats conclus avec l'agent sont pris en compte. Les contrats séparés par une interruption de fonctions sont pris en compte si l'interruption ne dépasse pas 4 mois et si elle n'est pas due à une démission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Le préavis débute à la date de présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement.

Indemnité de licenciement

L'agent licencié a droit à une indemnité de licenciement sauf :

  • s'il est fonctionnaire dĂ©tachĂ© en qualitĂ© d'agent contractuel,
  • ou s'il a au moins 62 ans et remplit la condition de durĂ©e d'assurance vieillesse pour bĂ©nĂ©ficier d'une retraite Ă  taux plein,
  • ou s'il retrouve immĂ©diatement un emploi Ă©quivalent dans une collectivitĂ© territoriale, un Ă©tablissement public de santĂ© ou dans une sociĂ©tĂ© d'Ă©conomie mixte dans laquelle l'État ou une collectivitĂ© territoriale a une participation majoritaire.

Montant

L'indemnité de licenciement est égale à 1/4 mois de salaire pour chacune des 12 premiÚres années de services et à 1/6 de mois de salaire pour chacune des années suivantes.

Son montant est limité à 6 mois de salaire.

Toute fraction de services supérieure ou égale à 6 mois compte pour un an, toute fraction de services inférieure à 6 mois n'est pas pris en compte.

Si l'agent Ă©tait en CDD, le nombre d'annĂ©es pris en compte ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur au nombre de mois qui restait Ă  courir jusqu'au terme normal du contrat.

Si l'agent a au moins 62 ans et ne remplit pas la condition de durée d'assurance vieillesse pour bénéficier d'une retraite à taux plein, l'indemnité est réduite de 1,67 % par mois de service accompli au-delà de 62 ans.

La rémunération prise en compte est la derniÚre rémunération, nette de cotisations de sécurité sociale, perçue au cours du mois précédant le licenciement.

Le supplément familial de traitement, les indemnités pour travaux supplémentaires et les autres indemnités accessoires ne sont pas prises en compte.

Si l'agent travaillait à temps partiel, la rémunération prise en compte est celle qu'il aurait perçue s'il avait travaillé à temps plein.

Si l'agent était en congé de maladie à demi-traitement ou en congé non rémunéré, la rémunération prise en compte est sa derniÚre rémunération à plein traitement.

Calcul de l’anciennetĂ©

L'ancienneté prise en compte est calculée à partir de la date de début du contrat jusqu'à la date d'effet du licenciement, compte tenu des droits à congés annuels restant dû et de la durée du préavis.

Si l'agent a eu plusieurs contrats successifs sans interruption, la date de dĂ©but de contrat pris en compte est la date de dĂ©but du 1er contrat. En cas d'interruption entre les contrats, la date de dĂ©but de contrat retenue est Ă©galement la date de dĂ©but du 1er contrat, si l’interruption n'a pas dĂ©passĂ© 2 mois et n'est pas due Ă  la dĂ©mission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Si l’agent a bĂ©nĂ©ficiĂ© d'un autre congĂ©, ce congĂ© ne lui fait pas perdre l'anciennetĂ© qu'il avait acquise auparavant.

Les périodes accomplies à temps partiel sont prises en compte proportionnellement à la durée de travail effectuée.

Versement

L'indemnité de licenciement est versée par l'administration en une seule fois.

Régime social et fiscal

L'indemnité de licenciement est soumise à cotisations sociales, CSG, CRDSet est imposable sur le revenu.

Indemnité compensatrice de congés annuels

L'agent a droit à une indemnité compensatrice de congés annuels s'il n'a pas pu prendre tous ses congés annuels du fait de l'administration.

Cette indemnité est égale au 1/10e de la rémunération totale brute perçue entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année en cours. Elle est proportionnelle au nombre de jours de congés annuels non pris.

Elle ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure au montant de la rĂ©munĂ©ration que l'agent aurait perçue pendant la pĂ©riode de congĂ©s dus et non pris.

Elle est soumise aux mĂȘmes cotisations que la rĂ©munĂ©ration de l'agent.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es
  • S'il y a lieu, pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif.

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage, s'il remplit les conditions requises.

L'agent peut ĂȘtre licenciĂ©, sans prĂ©avis, ni indemnitĂ© de licenciement, en cas de non respect de ses obligations professionnelles.

Procédure

Communication du dossier individuel et entretien préalable

L'agent a droit à la communication intégrale de son dossier individuel et de tous les documents annexes. Il a également le droit de se faire assister par les défenseurs de son choix au cours de la procédure disciplinaire.

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable. La convocation Ă  l'entretien est effectuĂ©e par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

Au cours de l'entretien, l'administration indique Ă  l'agent les motifs du licenciement.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement, sauf en cas de licenciement en cours ou en fin de période d'essai.

Seuls les représentants du personnel occupant un emploi de niveau au moins égal à celui de l'agent et un nombre égal de représentants de l'administration sont appelés à délibérer.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents, une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

La décision de licenciement est notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

La lettre précise le ou les motif(s) du licenciement et la date à laquelle il intervient, compte-tenu des droits à congés annuels restant dus.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es
  • S'il y a lieu, pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif.

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage s'il remplit les conditions requises.

De quoi s'agit-il ?

L'agent qui devient dĂ©finitivement inapte Ă  occuper son emploi peut ĂȘtre licenciĂ©, lorsque son reclassement sur un autre emploi, adaptĂ© Ă  son Ă©tat de santĂ©, n'est pas possible.

Cela peut se produire à la fin d'un congé rémunéré de maladie, de grave maladie, d'accident du travail, de maladie professionnelle ou de maternité, de paternité ou d'adoption ou à la fin d'un congé non rémunéré de maladie.

Aucun licenciement ne peut ĂȘtre prononcĂ© pendant une pĂ©riode de grossesse mĂ©dicalement constatĂ©e.

Si le licenciement est notifié avant la constatation médicale de la grossesse, l'agent peut justifier de son état par l'envoi d'un certificat médical dans les 15 jours suivant la notification du licenciement.

De mĂȘme, si le licenciement est notifiĂ© dans les 15 jours prĂ©cĂ©dant le placement d'un enfant pour adoption, l'agent peut envoyer, dans les 15 jours suivant la notification, une attestation du service de l'Ase.

Le licenciement est alors annulé. Toutefois, cette protection ne s'applique pas si l'administration est dans l'impossibilité de continuer à réemployer l'agent pour un motif autre que la grossesse.

Procédure

Communication du dossier individuel et entretien préalable

L'administration informe l'agent qu'il peut demander la communication de son dossier individuel et de son dossier médical.

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable.

La convocation à l'entretien est effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

L'agent peut se faire accompagner Ă  l'entretien par la ou les personnes de son choix.

Au cours de l'entretien, l'administration indique Ă  l'agent le motif du licenciement.

Si le licenciement pour inaptitude physique concerne un agent recruté sur un emploi permanent, il pourra formuler une demande de reclassement. Dans ce cas, l'administration indique également à l'agent le délai dans lequel il devra présenter une demande écrite de reclassement et les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront présentées.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents, une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

L'administration notifie à l'agent sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre précise le motif du licenciement et la date à laquelle il doit intervenir, compte tenu des droits à congés annuels restant dus et de la durée du préavis.

En outre, si le licenciement intervient aprÚs un congé de maternité, de paternité ou d'adoption, il ne peut intervenir qu'au terme d'une période de 4 semaines non rémunérées suivant ce congé.

Si le licenciement concerne un agent recruté sur un emploi permanent, la lettre de licenciement l'invite également à présenter une demande écrite de reclassement. Elle lui indique les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront adressées.

Préavis

L'agent a droit à un préavis de licenciement dont la durée varie selon son ancienneté :

Durée du préavis en fonction de l'ancienneté de l'agent

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

8 jours

Entre 6 mois et 2 ans

1 mois

Au moins 2 ans

2 mois

L'ancienneté est calculée jusqu'à la date d'envoi de la lettre de notification du licenciement. L'ensemble des contrats conclus avec l'agent est pris en compte. Les contrats séparés par une interruption de fonctions sont pris en compte si l'interruption ne dépasse pas 4 mois et si elle n'est pas due à une démission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Le préavis débute à la date de présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement.

L'agent peut renoncer à tout moment au préavis.

Demande de reclassement

L'agent doit présenter sa demande de reclassement dans un délai qui varie selon son ancienneté :

Délai de demande de reclassement

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

4 jours

Entre 6 mois et 2 ans

15 mois

Au moins 2 ans

1 mois

Si l'agent est en CDD, il peut prĂ©senter une demande de reclassement si la date de fin de son contrat est postĂ©rieure Ă  la date de sa demande de reclassement. Un emploi de reclassement peut lui ĂȘtre proposĂ© pour la pĂ©riode restant Ă  courir avant la date de fin de son contrat.

Le reclassement s'effectue sur un emploi de mĂȘme catĂ©gorie hiĂ©rarchique que l'emploi prĂ©cĂ©dent ou, en l'absence d'un tel emploi, sur un emploi de catĂ©gorie infĂ©rieure avec l'accord de l'agent.

L'emploi proposé est adapté à l'état de santé de l'agent et compatible avec ses compétences professionnelles. Ainsi, la proposition d'emploi tient compte des recommandations médicales concernant l'aptitude de l'agent à occuper d'autres fonctions dans son administration.

L'offre de reclassement est écrite et précise. Elle concerne les emplois des services relevant de l'autorité ayant recruté l'agent.

Licenciement en cas d'absence de reclassement

Lorsque l'agent refuse le bénéfice de la procédure de reclassement ou s'il ne formule pas sa demande dans le délai imparti, il est licencié à la fin du préavis.

Lorsque l'agent a formulĂ© une demande de reclassement et qu'aucun emploi ne peut lui ĂȘtre proposĂ© avant la fin du prĂ©avis, il est placĂ©, Ă  la fin du prĂ©avis, en congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ© pour 3 mois maximum dans l'attente d'un reclassement.

Le placement en congé sans traitement retarde la date du licenciement. Une attestation de suspension du contrat de travail du fait de l'administration est remise à l'agent.

Pendant ce congé non rémunéré, l'agent est considéré comme involontairement privé d'emploi et peut bénéficier, à sa demande, des allocations chÎmage.

L'agent peut revenir sur sa demande de reclassement, à tout moment, au cours du congé non rémunéré. Il est alors licencié.

S'il refuse l'emploi proposé ou en cas d'impossibilité de reclassement à la fin du congé non rémunéré de 3 mois, l'agent est licencié.

Indemnité de licenciement

L'agent licencié a droit à une indemnité de licenciement sauf :

  • s'il est fonctionnaire dĂ©tachĂ© en qualitĂ© d'agent contractuel,
  • ou s'il a au moins 62 ans et remplit la condition de durĂ©e d'assurance vieillesse pour bĂ©nĂ©ficier d'une retraite Ă  taux plein,

Montant

L'indemnité de licenciement est égale à 1/2 mois de salaire pour chacune des 12 premiÚres années de services et à 1/3 de mois de salaire pour chacune des années suivantes.

Son montant est limité à 12 mois de salaire.

Toute fraction de services supérieure ou égale à 6 mois compte pour un an, toute fraction de services inférieure à 6 mois n'est pas pris en compte.

Si l'agent Ă©tait en CDD, le nombre d'annĂ©es pris en compte ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur au nombre de mois qui restait Ă  courir jusqu'au terme normal du contrat.

Si l'agent a au moins 62 ans et ne remplit pas la condition de durée d'assurance vieillesse pour bénéficier d'une retraite à taux plein, l'indemnité est réduite de 1,67 % par mois de service accompli au-delà de 62 ans.

La rémunération prise en compte est la derniÚre rémunération, nette de cotisations de sécurité sociale, perçue au cours du mois précédant le licenciement.

Le supplément familial de traitement, les indemnités pour travaux supplémentaires et les autres indemnités accessoires ne sont pas prises en compte.

Si l'agent travaillait à temps partiel, la rémunération prise en compte est celle qu'il aurait perçue s'il avait travaillé à temps plein.

Si l'agent était en congé de maladie à demi-traitement ou en congé non rémunéré, la rémunération prise en compte est sa derniÚre rémunération à plein traitement.

Calcul de l’anciennetĂ©

L'ancienneté prise en compte est calculée à partir de la date de début du contrat jusqu'à la date d'effet du licenciement, compte tenu des droits à congés annuels restant dû et de la durée du préavis.

Si l'agent a eu plusieurs contrats successifs sans interruption, la date de dĂ©but de contrat pris en compte est la date de dĂ©but du 1er contrat. En cas d'interruption entre les contrats, la date de dĂ©but de contrat retenue est Ă©galement la date de dĂ©but du 1er contrat, si l’interruption n'a pas dĂ©passĂ© 2 mois et n'est pas due Ă  la dĂ©mission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Les périodes accomplies à temps partiel sont prises en compte proportionnellement à la durée de travail effectuée.

Versement

L'indemnité de licenciement est versée par l'administration en une seule fois.

Régime social et fiscal

L'indemnité de licenciement est soumise à cotisations sociales, CSG, CRDSet est imposable sur le revenu.

Indemnité compensatrice de congés annuels

L'agent a droit à une indemnité compensatrice de congés annuels s'il n'a pas pu prendre tous ses congés annuels du fait de l'administration.

Cette indemnité est égale au 1/10e de la rémunération totale brute perçue entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année en cours. Elle est proportionnelle au nombre de jours de congés annuels non pris.

Elle ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure au montant de la rĂ©munĂ©ration que l'agent aurait perçue pendant la pĂ©riode de congĂ©s dus et non pris.

Elle est soumise aux mĂȘmes cotisations que la rĂ©munĂ©ration de l'agent.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es
  • S'il y a lieu, pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif.

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage s'il remplit les conditions requises.

De quoi s'agit-il ?

L'agent peut ĂȘtre licenciĂ© en cas de suppression du besoin ou de l'emploi qui a justifiĂ© son recrutement.

Ce cas de licenciement concerne les agents recrutés sur des emplois permanents.

Le licenciement ne peut ĂȘtre prononcĂ© que lorsque le reclassement de l'agent dans un autre emploi n'est pas possible.

Procédure

Entretien préalable

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable.

La convocation à l'entretien est effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

L'agent peut se faire accompagner Ă  l'entretien par la ou les personnes de son choix.

Au cours de l'entretien, l'administration indique à l'agent le motif du licenciement. Elle lui indique également le délai dans lequel il doit présenter une demande écrite de reclassement et les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront présentées.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents, une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

L'administration notifie à l'agent sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre précise le motif du licenciement et la date à laquelle il doit intervenir, compte tenu des droits à congés annuels restant dus et de la durée du préavis.

Cette lettre invite également l'agent à présenter une demande écrite de reclassement et indique les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront adressées.

Préavis

L'agent a droit à un préavis de licenciement dont la durée varie selon son ancienneté :

Durée du préavis en fonction de l'ancienneté de l'agent

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

8 jours

Entre 6 mois et 2 ans

1 mois

Au moins 2 ans

2 mois

L'ancienneté est calculée jusqu'à la date d'envoi de la lettre de notification du licenciement. L'ensemble des contrats conclus avec l'agent est pris en compte. Les contrats séparés par une interruption de fonctions sont pris en compte si l'interruption ne dépasse pas 4 mois et si elle n'est pas due à une démission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Le préavis débute à la date de présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement.

Demande de reclassement

L'agent doit présenter sa demande de reclassement dans un délai qui varie selon son ancienneté :

Délai de demande de reclassement

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

4 jours

Entre 6 mois et 2 ans

15 mois

Au moins 2 ans

1 mois

Si l'agent est en CDD, il peut prĂ©senter une demande de reclassement si la date de fin de son contrat est postĂ©rieure Ă  la date de sa demande de reclassement. Un emploi de reclassement peut lui ĂȘtre proposĂ© pour la pĂ©riode restant Ă  courir avant la date de fin de son contrat.

Le reclassement s'effectue sur un emploi de mĂȘme catĂ©gorie hiĂ©rarchique que l'emploi prĂ©cĂ©dent ou, en l'absence d'un tel emploi, sur un emploi de catĂ©gorie infĂ©rieure avec l'accord de l'agent.

L'emploi proposé est compatible avec les compétences professionnelles de l'agent.

L'offre de reclassement est écrite et précise. Elle concerne les emplois des services relevant de l'autorité ayant recruté l'agent.

Licenciement en cas d'absence de reclassement

Lorsque l'agent refuse le bénéfice de la procédure de reclassement ou s'il ne formule pas sa demande dans le délai imparti, il est licencié à la fin du préavis.

Quand l'agent a demandĂ© son reclassement et qu'aucun emploi ne peut lui ĂȘtre proposĂ© avant la fin du prĂ©avis, il est mis en congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ©, Ă  la fin de son prĂ©avis dans l'attente d'un reclassement. La durĂ©e maximale de ce congĂ© est de 3 mois.

Le placement en congé sans traitement retarde la date du licenciement. Une attestation de suspension du contrat de travail du fait de l'administration est remise à l'agent.

Pendant ce congé non rémunéré, l'agent est considéré comme involontairement privé d'emploi et peut bénéficier, à sa demande, des allocations chÎmage.

L'agent peut revenir sur sa demande de reclassement, à tout moment, au cours du congé non rémunéré. Il est alors licencié.

S'il refuse l'emploi proposé ou en cas d'impossibilité de reclassement à la fin du congé non rémunéré de 3 mois, l'agent est licencié.

Indemnité de licenciement

L'agent licencié a droit à une indemnité de licenciement sauf :

  • s'il est fonctionnaire dĂ©tachĂ© en qualitĂ© d'agent contractuel,
  • ou s'il a au moins 62 ans et remplit la condition de durĂ©e d'assurance vieillesse pour bĂ©nĂ©ficier d'une retraite Ă  taux plein,
  • ou s'il retrouve immĂ©diatement un emploi Ă©quivalent dans une collectivitĂ© territoriale, un Ă©tablissement public de santĂ© ou dans une sociĂ©tĂ© d'Ă©conomie mixte dans laquelle l'État ou une collectivitĂ© territoriale a une participation majoritaire.

Montant

L'indemnité de licenciement est égale à 1/2 mois de salaire pour chacune des 12 premiÚres années de services et à 1/3 de mois de salaire pour chacune des années suivantes.

Son montant est limité à 12 mois de salaire.

Toute fraction de services supérieure ou égale à 6 mois compte pour un an, toute fraction de services inférieure à 6 mois n'est pas pris en compte.

Si l'agent Ă©tait en CDD, le nombre d'annĂ©es pris en compte ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur au nombre de mois qui restait Ă  courir jusqu'au terme normal du contrat.

Si l'agent a au moins 62 ans et ne remplit pas la condition de durée d'assurance vieillesse pour bénéficier d'une retraite à taux plein, l'indemnité est réduite de 1,67 % par mois de service accompli au-delà de 62 ans.

La rémunération prise en compte est la derniÚre rémunération, nette de cotisations de sécurité sociale, perçue au cours du mois précédant le licenciement.

Le supplément familial de traitement, les indemnités pour travaux supplémentaires et les autres indemnités accessoires ne sont pas prises en compte.

Si l'agent travaillait à temps partiel, la rémunération prise en compte est celle qu'il aurait perçue s'il avait travaillé à temps plein.

Si l'agent était en congé de maladie à demi-traitement ou en congé non rémunéré, la rémunération prise en compte est sa derniÚre rémunération à plein traitement.

Calcul de l’anciennetĂ©

L'ancienneté prise en compte est calculée à partir de la date de début du contrat jusqu'à la date d'effet du licenciement, compte tenu des droits à congés annuels restant dû et de la durée du préavis.

Si l'agent a eu plusieurs contrats successifs sans interruption, la date de dĂ©but de contrat pris en compte est la date de dĂ©but du 1er contrat. En cas d'interruption entre les contrats, la date de dĂ©but de contrat retenue est Ă©galement la date de dĂ©but du 1er contrat, si l’interruption n'a pas dĂ©passĂ© 2 mois et n'est pas due Ă  la dĂ©mission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Les périodes accomplies à temps partiel sont prises en compte proportionnellement à la durée de travail effectuée.

Versement

L'indemnité de licenciement est versée par l'administration en une seule fois.

Régime social et fiscal

L'indemnité de licenciement est soumise à cotisations sociales, CSG, CRDSet est imposable sur le revenu.

Indemnité compensatrice de congés annuels

L'agent a droit à une indemnité compensatrice de congés annuels s'il n'a pas pu prendre tous ses congés annuels du fait de l'administration.

Cette indemnité est égale au 1/10e de la rémunération totale brute perçue entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année en cours. Elle est proportionnelle au nombre de jours de congés annuels non pris.

Elle ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure au montant de la rĂ©munĂ©ration que l'agent aurait perçue pendant la pĂ©riode de congĂ©s dus et non pris.

Elle est soumise aux mĂȘmes cotisations que la rĂ©munĂ©ration de l'agent.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es
  • S'il y a lieu, les pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif.

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage, s'il remplit les conditions requises.

De quoi s'agit-il ?

L'agent peut ĂȘtre licenciĂ© en cas de transformation du besoin ou de l'emploi qui a justifiĂ© son recrutement.

Ce cas de licenciement concerne l'agent recruté sur un emploi emploi permanent et l'agent recruté sur un emploi non permanent par contrat de projet.

L'administration peut proposer à l'agent la modification d'un élément substantiel de son contrat de travail tel que la durée de travail ou un changement du lieu de travail.

Elle peut aussi proposer une modification des fonctions de l'agent, Ă  condition que cette modification soit compatible avec la qualification professionnelle de l'agent.

La proposition de modification est adressée à l'agent par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre informe l'agent qu'il dispose d'un mois à partir de sa réception pour faire connaßtre son acceptation ou son refus. En l'absence de réponse dans ce délai d'un mois, l'agent est considéré avoir refusé la modification proposée.

Le licenciement d'un contractuel occupant un emploi permanent qui refuse la proposition de modification d'un Ă©lĂ©ment substantiel de son contrat ne peut ĂȘtre prononcĂ© que lorsque son reclassement dans un autre emploi n'est pas possible.

Le contractuel employé sur un emploi non permanent par contrat de projet qui refuse la proposition de modification d'un élément substantiel de son contrat ne bénéficie pas du reclassement.

Procédure

Entretien préalable

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable.

La convocation à l'entretien est effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

L'agent peut se faire accompagner Ă  l'entretien par la ou les personnes de son choix.

Au cours de l'entretien, l'administration indique à l'agent le motif du licenciement. Elle lui indique également le délai dans lequel il doit présenter une demande écrite de reclassement et les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront présentées.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents, une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

L'administration notifie à l'agent sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre précise le motif du licenciement et la date à laquelle il doit intervenir, compte tenu des droits à congés annuels restant dus et de la durée du préavis.

Cette lettre invite également l'agent à présenter une demande écrite de reclassement et indique les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront adressées.

Préavis

L'agent a droit à un préavis de licenciement dont la durée varie selon son ancienneté :

Durée du préavis en fonction de l'ancienneté de l'agent

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

8 jours

Entre 6 mois et 2 ans

1 mois

Au moins 2 ans

2 mois

L'ancienneté est calculée jusqu'à la date d'envoi de la lettre de notification du licenciement. L'ensemble des contrats conclus avec l'agent est pris en compte. Les contrats séparés par une interruption de fonctions sont pris en compte si l'interruption ne dépasse pas 4 mois et si elle n'est pas due à une démission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Le préavis débute à la date de présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement.

Demande de reclassement du contractuel employé sur un emploi permanent

L'agent doit présenter sa demande de reclassement dans un délai qui varie selon son ancienneté :

Délai de demande de reclassement

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

4 jours

Entre 6 mois et 2 ans

15 mois

Au moins 2 ans

1 mois

Si l'agent est en CDD, il peut prĂ©senter une demande de reclassement si la date de fin de son contrat est postĂ©rieure Ă  la date de sa demande de reclassement. Un emploi de reclassement peut lui ĂȘtre proposĂ© pour la pĂ©riode restant Ă  courir avant la date de fin de son contrat.

Le reclassement s'effectue sur un emploi de mĂȘme catĂ©gorie hiĂ©rarchique que l'emploi prĂ©cĂ©dent ou, en l'absence d'un tel emploi, sur un emploi de catĂ©gorie infĂ©rieure avec l'accord de l'agent.

L'emploi proposé est compatible avec les compétences professionnelles de l'agent.

L'offre de reclassement est écrite et précise. Elle concerne les emplois des services relevant de l'autorité ayant recruté l'agent.

Licenciement en cas d'absence de reclassement

Lorsque l'agent refuse le bénéfice de la procédure de reclassement ou s'il ne formule pas sa demande dans le délai imparti, il est licencié à la fin du préavis.

Quand l'agent a demandĂ© son reclassement et qu'aucun emploi ne peut lui ĂȘtre proposĂ© avant la fin du prĂ©avis, il est mis en congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ©, Ă  la fin de son prĂ©avis dans l'attente d'un reclassement. La durĂ©e maximale de ce congĂ© est de 3 mois.

Le placement en congé sans traitement retarde la date du licenciement. Une attestation de suspension du contrat de travail du fait de l'administration est remise à l'agent.

Pendant ce congé non rémunéré, l'agent est considéré comme involontairement privé d'emploi et peut bénéficier, à sa demande, des allocations chÎmage.

L'agent peut revenir sur sa demande de reclassement, à tout moment, au cours du congé non rémunéré. Il est alors licencié.

S'il refuse l'emploi proposé ou en cas d'impossibilité de reclassement à la fin du congé non rémunéré de 3 mois, l'agent est licencié.

Indemnité de licenciement

L'agent licencié a droit à une indemnité de licenciement sauf :

  • s'il est fonctionnaire dĂ©tachĂ© en qualitĂ© d'agent contractuel,
  • ou s'il a au moins 62 ans et remplit la condition de durĂ©e d'assurance vieillesse pour bĂ©nĂ©ficier d'une retraite Ă  taux plein,
  • ou s'il retrouve immĂ©diatement un emploi Ă©quivalent dans une collectivitĂ© territoriale, un Ă©tablissement public de santĂ© ou dans une sociĂ©tĂ© d'Ă©conomie mixte dans laquelle l'État ou une collectivitĂ© territoriale a une participation majoritaire.

Montant

L'indemnité de licenciement est égale à 1/2 mois de salaire pour chacune des 12 premiÚres années de services et à 1/3 de mois de salaire pour chacune des années suivantes.

Son montant est limité à 12 mois de salaire.

Toute fraction de services supérieure ou égale à 6 mois compte pour un an, toute fraction de services inférieure à 6 mois n'est pas pris en compte.

Si l'agent Ă©tait en CDD, le nombre d'annĂ©es pris en compte ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur au nombre de mois qui restait Ă  courir jusqu'au terme normal du contrat.

Si l'agent a au moins 62 ans et ne remplit pas la condition de durée d'assurance vieillesse pour bénéficier d'une retraite à taux plein, l'indemnité est réduite de 1,67 % par mois de service accompli au-delà de 62 ans.

La rémunération prise en compte est la derniÚre rémunération, nette de cotisations de sécurité sociale, perçue au cours du mois précédant le licenciement.

Le supplément familial de traitement, les indemnités pour travaux supplémentaires et les autres indemnités accessoires ne sont pas prises en compte.

Si l'agent travaillait à temps partiel, la rémunération prise en compte est celle qu'il aurait perçue s'il avait travaillé à temps plein.

Si l'agent était en congé de maladie à demi-traitement ou en congé non rémunéré, la rémunération prise en compte est sa derniÚre rémunération à plein traitement.

Calcul de l’anciennetĂ©

L'ancienneté prise en compte est calculée à partir de la date de début du contrat jusqu'à la date d'effet du licenciement, compte tenu des droits à congés annuels restant dû et de la durée du préavis.

Si l'agent a eu plusieurs contrats successifs sans interruption, la date de dĂ©but de contrat pris en compte est la date de dĂ©but du 1er contrat. En cas d'interruption entre les contrats, la date de dĂ©but de contrat retenue est Ă©galement la date de dĂ©but du 1er contrat, si l’interruption n'a pas dĂ©passĂ© 2 mois et n'est pas due Ă  la dĂ©mission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Les périodes accomplies à temps partiel sont prises en compte proportionnellement à la durée de travail effectuée.

Versement

L'indemnité de licenciement est versée par l'administration en une seule fois.

Régime social et fiscal

L'indemnité de licenciement est soumise à cotisations sociales, CSG, CRDSet est imposable sur le revenu.

Indemnité compensatrice de congés annuels

L'agent a droit à une indemnité compensatrice de congés annuels s'il n'a pas pu prendre tous ses congés annuels du fait de l'administration.

Cette indemnité est égale au 1/10e de la rémunération totale brute perçue entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année en cours. Elle est proportionnelle au nombre de jours de congés annuels non pris.

Elle ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure au montant de la rĂ©munĂ©ration que l'agent aurait perçue pendant la pĂ©riode de congĂ©s dus et non pris.

Elle est soumise aux mĂȘmes cotisations que la rĂ©munĂ©ration de l'agent.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es
  • S'il y a lieu, les pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif.

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage, s'il remplit les conditions requises.

De quoi s'agit-il ?

L'agent peut ĂȘtre licenciĂ© en cas de recrutement d'un fonctionnaire sur son poste.

Ce cas de licenciement concerne les agents recrutés sur des emplois permanents.

Le licenciement ne peut ĂȘtre prononcĂ© que lorsque le reclassement de l'agent dans un autre emploi n'est pas possible.

Procédure

Entretien préalable

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable.

La convocation à l'entretien est effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

L'agent peut se faire accompagner Ă  l'entretien par la ou les personnes de son choix.

Au cours de l'entretien, l'administration indique à l'agent le motif du licenciement. Elle lui indique également le délai dans lequel il doit présenter une demande écrite de reclassement et les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront présentées.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents, une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

L'administration notifie à l'agent sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre précise le motif du licenciement et la date à laquelle il doit intervenir, compte tenu des droits à congés annuels restant dus et de la durée du préavis.

Cette lettre invite également l'agent à présenter une demande écrite de reclassement et indique les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront adressées.

Préavis

L'agent a droit à un préavis de licenciement dont la durée varie selon son ancienneté :

Durée du préavis en fonction de l'ancienneté de l'agent

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

8 jours

Entre 6 mois et 2 ans

1 mois

Au moins 2 ans

2 mois

L'ancienneté est calculée jusqu'à la date d'envoi de la lettre de notification du licenciement. L'ensemble des contrats conclus avec l'agent est pris en compte. Les contrats séparés par une interruption de fonctions sont pris en compte si l'interruption ne dépasse pas 4 mois et si elle n'est pas due à une démission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Le préavis débute à la date de présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement.

Demande de reclassement

L'agent doit présenter sa demande de reclassement dans un délai qui varie selon son ancienneté :

Délai de demande de reclassement

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

4 jours

Entre 6 mois et 2 ans

15 mois

Au moins 2 ans

1 mois

Si l'agent est en CDD, il peut prĂ©senter une demande de reclassement si la date de fin de son contrat est postĂ©rieure Ă  la date de sa demande de reclassement. Un emploi de reclassement peut lui ĂȘtre proposĂ© pour la pĂ©riode restant Ă  courir avant la date de fin de son contrat.

Le reclassement s'effectue sur un emploi de mĂȘme catĂ©gorie hiĂ©rarchique que l'emploi prĂ©cĂ©dent ou, en l'absence d'un tel emploi, sur un emploi de catĂ©gorie infĂ©rieure avec l'accord de l'agent.

L'emploi proposé est compatible avec les compétences professionnelles de l'agent.

L'offre de reclassement est écrite et précise. Elle concerne les emplois des services relevant de l'autorité ayant recruté l'agent.

Licenciement en cas d'absence de reclassement

Lorsque l'agent refuse le bénéfice de la procédure de reclassement ou s'il ne formule pas sa demande dans le délai imparti, il est licencié à la fin du préavis.

Quand l'agent a demandĂ© son reclassement et qu'aucun emploi ne peut lui ĂȘtre proposĂ© avant la fin du prĂ©avis, il est mis en congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ©, Ă  la fin de son prĂ©avis dans l'attente d'un reclassement. La durĂ©e maximale de ce congĂ© est de 3 mois.

Le placement en congé sans traitement retarde la date du licenciement. Une attestation de suspension du contrat de travail du fait de l'administration est remise à l'agent.

Pendant ce congé non rémunéré, l'agent est considéré comme involontairement privé d'emploi et peut bénéficier, à sa demande, des allocations chÎmage.

L'agent peut revenir sur sa demande de reclassement, à tout moment, au cours du congé non rémunéré. Il est alors licencié.

S'il refuse l'emploi proposé ou en cas d'impossibilité de reclassement à la fin du congé non rémunéré de 3 mois, l'agent est licencié.

Indemnité de licenciement

L'agent licencié a droit à une indemnité de licenciement sauf :

  • s'il est fonctionnaire dĂ©tachĂ© en qualitĂ© d'agent contractuel,
  • ou s'il a au moins 62 ans et remplit la condition de durĂ©e d'assurance vieillesse pour bĂ©nĂ©ficier d'une retraite Ă  taux plein,
  • ou s'il retrouve immĂ©diatement un emploi Ă©quivalent dans une collectivitĂ© territoriale, un Ă©tablissement public de santĂ© ou dans une sociĂ©tĂ© d'Ă©conomie mixte dans laquelle l'État ou une collectivitĂ© territoriale a une participation majoritaire.

Montant

L'indemnité de licenciement est égale à 1/2 mois de salaire pour chacune des 12 premiÚres années de services et à 1/3 de mois de salaire pour chacune des années suivantes.

Son montant est limité à 12 mois de salaire.

Toute fraction de services supérieure ou égale à 6 mois compte pour un an, toute fraction de services inférieure à 6 mois n'est pas pris en compte.

Si l'agent Ă©tait en CDD, le nombre d'annĂ©es pris en compte ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur au nombre de mois qui restait Ă  courir jusqu'au terme normal du contrat.

Si l'agent a au moins 62 ans et ne remplit pas la condition de durée d'assurance vieillesse pour bénéficier d'une retraite à taux plein, l'indemnité est réduite de 1,67 % par mois de service accompli au-delà de 62 ans.

La rémunération prise en compte est la derniÚre rémunération, nette de cotisations de sécurité sociale, perçue au cours du mois précédant le licenciement.

Le supplément familial de traitement, les indemnités pour travaux supplémentaires et les autres indemnités accessoires ne sont pas prises en compte.

Si l'agent travaillait à temps partiel, la rémunération prise en compte est celle qu'il aurait perçue s'il avait travaillé à temps plein.

Si l'agent était en congé de maladie à demi-traitement ou en congé non rémunéré, la rémunération prise en compte est sa derniÚre rémunération à plein traitement.

Calcul de l’anciennetĂ©

L'ancienneté prise en compte est calculée à partir de la date de début du contrat jusqu'à la date d'effet du licenciement, compte tenu des droits à congés annuels restant dû et de la durée du préavis.

Si l'agent a eu plusieurs contrats successifs sans interruption, la date de dĂ©but de contrat pris en compte est la date de dĂ©but du 1er contrat. En cas d'interruption entre les contrats, la date de dĂ©but de contrat retenue est Ă©galement la date de dĂ©but du 1er contrat, si l’interruption n'a pas dĂ©passĂ© 2 mois et n'est pas due Ă  la dĂ©mission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Les périodes accomplies à temps partiel sont prises en compte proportionnellement à la durée de travail effectuée.

Versement

L'indemnité de licenciement est versée par l'administration en une seule fois.

Régime social et fiscal

L'indemnité de licenciement est soumise à cotisations sociales, CSG, CRDSet est imposable sur le revenu.

Indemnité compensatrice de congés annuels

L'agent a droit à une indemnité compensatrice de congés annuels s'il n'a pas pu prendre tous ses congés annuels du fait de l'administration.

Cette indemnité est égale au 1/10e de la rémunération totale brute perçue entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année en cours. Elle est proportionnelle au nombre de jours de congés annuels non pris.

Elle ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure au montant de la rĂ©munĂ©ration que l'agent aurait perçue pendant la pĂ©riode de congĂ©s dus et non pris.

Elle est soumise aux mĂȘmes cotisations que la rĂ©munĂ©ration de l'agent.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es
  • S'il y a lieu, les pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif.

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage, s'il remplit les conditions requises.

De quoi s'agit-il ?

L'agent peut ĂȘtre licenciĂ© s'il refuse une modification d'un Ă©lĂ©ment substantiel de son contrat proposĂ©e par l'administration.

La modification peut porter sur la durée de travail ou le lieu de travail de l'agent.

Elle peut consister en la modification des fonctions de l'agent, Ă  condition que cette modification soit compatible avec sa qualification professionnelle.

Ce cas de licenciement concerne l'agent recruté sur un emploi emploi permanent et l'agent recruté sur un emploi non permanent par contrat de projet.

La proposition de modification est adressée à l'agent par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre informe l'agent qu'il dispose d'un mois à partir de sa réception pour faire connaßtre son acceptation ou son refus. En l'absence de réponse dans ce délai d'un mois, l'agent est considéré avoir refusé la modification proposée.

Le licenciement d'un contractuel occupant un emploi permanent qui refuse la proposition de modification d'un Ă©lĂ©ment substantiel de son contrat ne peut ĂȘtre prononcĂ© que lorsque son reclassement dans un autre emploi n'est pas possible.

Le contractuel employé sur un emploi non permanent par contrat de projet qui refuse la proposition de modification d'un élément substantiel de son contrat ne bénéficie pas du reclassement.

Procédure

Entretien préalable

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable.

La convocation à l'entretien est effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

L'agent peut se faire accompagner Ă  l'entretien par la ou les personnes de son choix.

Au cours de l'entretien, l'administration indique à l'agent le motif du licenciement. Elle lui indique également le délai dans lequel il doit présenter une demande écrite de reclassement et les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront présentées.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents, une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

L'administration notifie à l'agent sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre précise le motif du licenciement et la date à laquelle il doit intervenir, compte tenu des droits à congés annuels restant dus et de la durée du préavis.

Cette lettre invite également l'agent à présenter une demande écrite de reclassement et indique les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront adressées.

Préavis

L'agent a droit à un préavis de licenciement dont la durée varie selon son ancienneté :

Durée du préavis en fonction de l'ancienneté de l'agent

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

8 jours

Entre 6 mois et 2 ans

1 mois

Au moins 2 ans

2 mois

L'ancienneté est calculée jusqu'à la date d'envoi de la lettre de notification du licenciement. L'ensemble des contrats conclus avec l'agent est pris en compte. Les contrats séparés par une interruption de fonctions sont pris en compte si l'interruption ne dépasse pas 4 mois et si elle n'est pas due à une démission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Le préavis débute à la date de présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement.

Demande de reclassement du contractuel employé sur un emploi permanent

L'agent doit présenter sa demande de reclassement dans un délai qui varie selon son ancienneté :

Délai de demande de reclassement

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

4 jours

Entre 6 mois et 2 ans

15 mois

Au moins 2 ans

1 mois

Si l'agent est en CDD, il peut prĂ©senter une demande de reclassement si la date de fin de son contrat est postĂ©rieure Ă  la date de sa demande de reclassement. Un emploi de reclassement peut lui ĂȘtre proposĂ© pour la pĂ©riode restant Ă  courir avant la date de fin de son contrat.

Le reclassement s'effectue sur un emploi de mĂȘme catĂ©gorie hiĂ©rarchique que l'emploi prĂ©cĂ©dent ou, en l'absence d'un tel emploi, sur un emploi de catĂ©gorie infĂ©rieure avec l'accord de l'agent.

L'emploi proposé est compatible avec les compétences professionnelles de l'agent.

L'offre de reclassement est écrite et précise. Elle concerne les emplois des services relevant de l'autorité ayant recruté l'agent.

Licenciement en cas d'absence de reclassement

Lorsque l'agent refuse le bénéfice de la procédure de reclassement ou s'il ne formule pas sa demande dans le délai imparti, il est licencié à la fin du préavis.

Quand l'agent a demandĂ© son reclassement et qu'aucun emploi ne peut lui ĂȘtre proposĂ© avant la fin du prĂ©avis, il est mis en congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ©, Ă  la fin de son prĂ©avis dans l'attente d'un reclassement. La durĂ©e maximale de ce congĂ© est de 3 mois.

Le placement en congé sans traitement retarde la date du licenciement. Une attestation de suspension du contrat de travail du fait de l'administration est remise à l'agent.

Pendant ce congé non rémunéré, l'agent est considéré comme involontairement privé d'emploi et peut bénéficier, à sa demande, des allocations chÎmage.

L'agent peut revenir sur sa demande de reclassement, à tout moment, au cours du congé non rémunéré. Il est alors licencié.

S'il refuse l'emploi proposé ou en cas d'impossibilité de reclassement à la fin du congé non rémunéré de 3 mois, l'agent est licencié.

Indemnité de licenciement

L'agent licencié a droit à une indemnité de licenciement sauf :

  • s'il est fonctionnaire dĂ©tachĂ© en qualitĂ© d'agent contractuel,
  • ou s'il a au moins 62 ans et remplit la condition de durĂ©e d'assurance vieillesse pour bĂ©nĂ©ficier d'une retraite Ă  taux plein,
  • ou s'il retrouve immĂ©diatement un emploi Ă©quivalent dans une collectivitĂ© territoriale, un Ă©tablissement public de santĂ© ou dans une sociĂ©tĂ© d'Ă©conomie mixte dans laquelle l'État ou une collectivitĂ© territoriale a une participation majoritaire.

Montant

L'indemnité de licenciement est égale à 1/2 mois de salaire pour chacune des 12 premiÚres années de services et à 1/3 de mois de salaire pour chacune des années suivantes.

Son montant est limité à 12 mois de salaire.

Toute fraction de services supérieure ou égale à 6 mois compte pour un an, toute fraction de services inférieure à 6 mois n'est pas pris en compte.

Si l'agent Ă©tait en CDD, le nombre d'annĂ©es pris en compte ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur au nombre de mois qui restait Ă  courir jusqu'au terme normal du contrat.

Si l'agent a au moins 62 ans et ne remplit pas la condition de durée d'assurance vieillesse pour bénéficier d'une retraite à taux plein, l'indemnité est réduite de 1,67 % par mois de service accompli au-delà de 62 ans.

La rémunération prise en compte est la derniÚre rémunération, nette de cotisations de sécurité sociale, perçue au cours du mois précédant le licenciement.

Le supplément familial de traitement, les indemnités pour travaux supplémentaires et les autres indemnités accessoires ne sont pas prises en compte.

Si l'agent travaillait à temps partiel, la rémunération prise en compte est celle qu'il aurait perçue s'il avait travaillé à temps plein.

Si l'agent était en congé de maladie à demi-traitement ou en congé non rémunéré, la rémunération prise en compte est sa derniÚre rémunération à plein traitement.

Calcul de l’anciennetĂ©

L'ancienneté prise en compte est calculée à partir de la date de début du contrat jusqu'à la date d'effet du licenciement, compte tenu des droits à congés annuels restant dû et de la durée du préavis.

Si l'agent a eu plusieurs contrats successifs sans interruption, la date de dĂ©but de contrat pris en compte est la date de dĂ©but du 1er contrat. En cas d'interruption entre les contrats, la date de dĂ©but de contrat retenue est Ă©galement la date de dĂ©but du 1er contrat, si l’interruption n'a pas dĂ©passĂ© 2 mois et n'est pas due Ă  la dĂ©mission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Les périodes accomplies à temps partiel sont prises en compte proportionnellement à la durée de travail effectuée.

Versement

L'indemnité de licenciement est versée par l'administration en une seule fois.

Régime social et fiscal

L'indemnité de licenciement est soumise à cotisations sociales, CSG, CRDSet est imposable sur le revenu.

Indemnité compensatrice de congés annuels

L'agent a droit à une indemnité compensatrice de congés annuels s'il n'a pas pu prendre tous ses congés annuels du fait de l'administration.

Cette indemnité est égale au 1/10e de la rémunération totale brute perçue entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année en cours. Elle est proportionnelle au nombre de jours de congés annuels non pris.

Elle ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure au montant de la rĂ©munĂ©ration que l'agent aurait perçue pendant la pĂ©riode de congĂ©s dus et non pris.

Elle est soumise aux mĂȘmes cotisations que la rĂ©munĂ©ration de l'agent.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es
  • S'il y a lieu, pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage, s'il remplit les conditions requises.

De quoi s'agit-il ?

L'agent peut ĂȘtre licenciĂ© si son administration ne peut pas le rĂ©intĂ©grer sur son emploi prĂ©cĂ©dent ou sur un emploi similaire assorti d'une rĂ©munĂ©ration Ă©quivalente Ă  l'issue d'un congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ©.

Cela peut se produire à l'issue de l'un des congés suivants :

  • CongĂ© de maladie
  • CongĂ© de maternitĂ©, d'adoption ou de paternitĂ©
  • CongĂ© pour Ă©lever un enfant de moins de 8 ans
  • CongĂ© pour donner des soins Ă  un enfant Ă  charge, Ă  l'Ă©poux(se), au partenaire de Pacs, Ă  un ascendant Ă  la suite d'un accident ou d'une maladie grave ou atteint d'un handicap nĂ©cessitant la prĂ©sence d'une tierce personne
  • CongĂ© pour suivre son Ă©poux(se) ou son partenaire de Pacs tenu de dĂ©mĂ©nager pour des raisons professionnelles
  • CongĂ© de prĂ©sence parentale
  • CongĂ© pour raison de famille
  • CongĂ© pour convenances personnelles
  • CongĂ© pour crĂ©ation ou reprise d'entreprise
  • CongĂ© pour suivre un cycle prĂ©paratoire Ă  un concours d'accĂšs Ă  un emploi public ou une pĂ©riode probatoire ou une pĂ©riode de scolaritĂ© prĂ©alable Ă  une nomination dans un emploi public
  • CongĂ© parental (s'il est mis fin au congĂ© Ă  la suite d'un contrĂŽle administratif)
  • CongĂ© de mobilitĂ©.

Aucun licenciement ne peut ĂȘtre prononcé :

  • pendant une pĂ©riode de grossesse mĂ©dicalement constatĂ©e,
  • ou pendant une pĂ©riode de 4 semaines suivant un congĂ© de maternitĂ©, de paternitĂ© ou d'adoption.

Si le licenciement est notifié avant la constatation médicale de la grossesse, l'agent peut justifier de son état par l'envoi d'un certificat médical dans les 15 jours suivant la notification du licenciement.

De mĂȘme, si le licenciement est notifiĂ© dans les 15 jours prĂ©cĂ©dant le placement d'un enfant pour adoption, l'agent peut envoyer, dans les 15 jours suivant la notification, une attestation du service de l'Ase.

Dans ces 2 cas, le licenciement est alors annulé. Toutefois, cette protection ne s'applique pas si l'administration est dans l'impossibilité de continuer à réemployer l'agent pour un motif autre que la grossesse, l'accouchement, la naissance ou l'adoption.

Procédure

Entretien préalable

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable.

La convocation à l'entretien est effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

L'agent peut se faire accompagner Ă  l'entretien par la ou les personnes de son choix.

Au cours de l'entretien, l'administration indique Ă  l'agent le motif du licenciement.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents, une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

L'administration notifie à l'agent sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre précise le motif du licenciement et la date à laquelle il doit intervenir, compte tenu des droits à congés annuels restant dus et de la durée du préavis.

Préavis

L'agent a droit à un préavis de licenciement dont la durée varie selon son ancienneté :

Durée du préavis en fonction de l'ancienneté de l'agent

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

8 jours

Entre 6 mois et 2 ans

1 mois

Au moins 2 ans

2 mois

L'ancienneté est calculée jusqu'à la date d'envoi de la lettre de notification du licenciement. L'ensemble des contrats conclus avec l'agent est pris en compte. Les contrats séparés par une interruption de fonctions sont pris en compte si l'interruption ne dépasse pas 4 mois et si elle n'est pas due à une démission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Le préavis débute à la date de présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement.

Indemnité de licenciement

L'agent licencié a droit à une indemnité de licenciement sauf :

  • s'il est fonctionnaire dĂ©tachĂ© en qualitĂ© d'agent contractuel,
  • ou s'il a au moins 62 ans et remplit la condition de durĂ©e d'assurance vieillesse pour bĂ©nĂ©ficier d'une retraite Ă  taux plein,
  • ou s'il retrouve immĂ©diatement un emploi Ă©quivalent dans une collectivitĂ© territoriale, un Ă©tablissement public de santĂ© ou dans une sociĂ©tĂ© d'Ă©conomie mixte dans laquelle l'État ou une collectivitĂ© territoriale a une participation majoritaire.

Montant

L'indemnité de licenciement est égale à 1/2 mois de salaire pour chacune des 12 premiÚres années de services et à 1/3 de mois de salaire pour chacune des années suivantes.

Son montant est limité à 12 mois de salaire.

Toute fraction de services supérieure ou égale à 6 mois compte pour un an, toute fraction de services inférieure à 6 mois n'est pas pris en compte.

Si l'agent Ă©tait en CDD, le nombre d'annĂ©es pris en compte ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur au nombre de mois qui restait Ă  courir jusqu'au terme normal du contrat.

Si l'agent a au moins 62 ans et ne remplit pas la condition de durée d'assurance vieillesse pour bénéficier d'une retraite à taux plein, l'indemnité est réduite de 1,67 % par mois de service accompli au-delà de 62 ans.

La rémunération prise en compte est la derniÚre rémunération perçue, nette de cotisations de sécurité sociale.

Le supplément familial de traitement, les indemnités pour travaux supplémentaires et les autres indemnités accessoires ne sont pas prises en compte.

Si l'agent travaillait à temps partiel, la rémunération prise en compte est celle qu'il aurait perçue s'il avait travaillé à temps plein.

Calcul de l’anciennetĂ©

L'ancienneté prise en compte est calculée à partir de la date de début du contrat jusqu'à la date d'effet du licenciement, compte tenu des droits à congés annuels restant dû et de la durée du préavis.

Si l'agent a eu plusieurs contrats successifs sans interruption, la date de dĂ©but de contrat pris en compte est la date de dĂ©but du 1er contrat. En cas d'interruption entre les contrats, la date de dĂ©but de contrat retenue est Ă©galement la date de dĂ©but du 1er contrat, si l’interruption n'a pas dĂ©passĂ© 2 mois et n'est pas due Ă  la dĂ©mission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Les périodes accomplies à temps partiel sont prises en compte proportionnellement à la durée de travail effectuée.

Versement

L'indemnité de licenciement est versée par l'administration en une seule fois.

Régime social et fiscal

L'indemnité de licenciement est soumise à cotisations sociales, CSG, CRDSet est imposable sur le revenu.

Indemnité compensatrice de congés annuels

L'agent a droit à une indemnité compensatrice de congés annuels s'il n'a pas pu prendre tous ses congés annuels du fait de l'administration.

Cette indemnité est égale au 1/10e de la rémunération totale brute perçue entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année en cours. Elle est proportionnelle au nombre de jours de congés annuels non pris.

Elle ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure au montant de la rĂ©munĂ©ration que l'agent aurait perçue pendant la pĂ©riode de congĂ©s dus et non pris.

Elle est soumise aux mĂȘmes cotisations que la rĂ©munĂ©ration de l'agent.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es
  • S'il y a lieu, pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif.

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage, s'il remplit les conditions requises.

De quoi s'agit-il ?

L'insuffisance professionnelle se caractérise par l'inaptitude de l'agent à exercer normalement les fonctions pour lesquelles il a été engagé.

Aucun licenciement ne peut ĂȘtre prononcé :

  • pendant une pĂ©riode de grossesse mĂ©dicalement constatĂ©e,
  • ou pendant un congĂ© de maternitĂ©, de paternitĂ© ou d'adoption,
  • ou pendant une pĂ©riode de 4 semaines suivant un congĂ© de maternitĂ©, de paternitĂ© ou d'adoption.

Si le licenciement est notifié avant la constatation médicale de la grossesse, l'agent peut justifier de son état par l'envoi d'un certificat médical dans les 15 jours suivant la notification du licenciement.

De mĂȘme, l'agent qui a prĂ©sentĂ© une demande d'adoption doit justifier de l'existence d'une procĂ©dure d'adoption en cours et demander un congĂ© d'adoption dans les 15 jours suivant la notification du licenciement.

Dans ces 2 cas, le licenciement est alors annulé. Toutefois, cette protection ne s'applique pas si l'administration est dans l'impossibilité de continuer à réemployer l'agent pour un motif autre que la grossesse, l'accouchement, la naissance ou l'adoption.

Procédure

Communication du dossier individuel et entretien préalable

L'administration informe l'agent qu'il peut demander la communication intégrale de son dossier individuel.

Le droit Ă  communication s'applique Ă©galement Ă  toute piĂšce sur laquelle l'administration fonde sa dĂ©cision, mĂȘme si elle ne figure pas au dossier individuel de l'agent.

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable. La convocation Ă  l'entretien est effectuĂ©e par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

L'agent peut se faire accompagner Ă  l'entretien par la ou les personnes de son choix.

Au cours de l'entretien, l'administration indique Ă  l'agent le motif du licenciement.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement, sauf en cas de licenciement en cours ou en fin de période d'essai.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents, une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

La décision de licenciement est notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

La lettre précise le motif du licenciement et la date à laquelle il intervient, compte-tenu des droits à congés annuels restant dus et de la durée du préavis.

Préavis

L'agent a droit à un préavis de licenciement dont la durée varie selon son ancienneté :

Durée du préavis en fonction de l'ancienneté de l'agent

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

8 jours

Entre 6 mois et 2 ans

1 mois

Au moins 2 ans

2 mois

Ces durées sont doublées pour les personnes handicapées si la reconnaissance du handicap a été préalablement déclarée à la collectivité employeur et dans des délais suffisants.

L'ancienneté est calculée jusqu'à la date d'envoi de la lettre de notification du licenciement. L'ensemble des contrats conclus avec l'agent est pris en compte. Les contrats séparés par une interruption de fonctions sont pris en compte si l'interruption ne dépasse pas 4 mois et si elle n'est pas due à une démission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Le préavis débute à la date de présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement.

Indemnité de licenciement

L'agent licencié a droit à une indemnité de licenciement sauf :

  • s'il est fonctionnaire dĂ©tachĂ© en qualitĂ© d'agent contractuel ou en disponibilitĂ©,
  • ou s'il a au moins 62 ans et remplit la condition de durĂ©e d'assurance vieillesse pour bĂ©nĂ©ficier d'une retraite Ă  taux plein,
  • ou s'il retrouve immĂ©diatement un emploi Ă©quivalent dans une collectivitĂ© territoriale, un Ă©tablissement public de santĂ© ou dans une sociĂ©tĂ© d'Ă©conomie mixte dans laquelle l'État ou une collectivitĂ© territoriale a une participation majoritaire.

Montant

L'indemnité de licenciement est égale à 1/4 mois de salaire pour chacune des 12 premiÚres années de services et à 1/6 de mois de salaire pour chacune des années suivantes.

Son montant est limité à 6 mois de salaire.

Toute fraction de services supérieure ou égale à 6 mois compte pour un an, toute fraction de services inférieure à 6 mois n'est pas pris en compte.

Si l'agent Ă©tait en CDD, le nombre d'annĂ©es pris en compte ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur au nombre de mois qui restait Ă  courir jusqu'au terme normal du contrat.

Si l'agent a au moins 62 ans et ne remplit pas la condition de durée d'assurance vieillesse pour bénéficier d'une retraite à taux plein, l'indemnité est réduite de 1,67 % par mois de service accompli au-delà de 62 ans.

La rémunération prise en compte est la derniÚre rémunération, nette de cotisations de sécurité sociale, perçue au cours du mois précédant le licenciement.

Le supplément familial de traitement, les indemnités pour travaux supplémentaires et les autres indemnités accessoires ne sont pas prises en compte.

Si l'agent travaillait à temps partiel, la rémunération prise en compte est celle qu'il aurait perçue s'il avait travaillé à temps plein.

Si l'agent était en congé de maladie à demi-traitement ou en congé non rémunéré, la rémunération prise en compte est sa derniÚre rémunération à plein traitement.

Calcul de l’anciennetĂ©

L'ancienneté prise en compte est calculée à partir de la date de début du contrat jusqu'à la date d'effet du licenciement, compte tenu des droits à congés annuels restant dû et de la durée du préavis.

Si l'agent a eu plusieurs contrats successifs sans interruption, la date de dĂ©but de contrat pris en compte est la date de dĂ©but du 1er contrat. En cas d'interruption entre les contrats, la date de dĂ©but de contrat retenue est Ă©galement la date de dĂ©but du 1er contrat, si l’interruption n'a pas dĂ©passĂ© 2 mois et n'est pas due Ă  la dĂ©mission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Les périodes accomplies à temps partiel sont prises en compte proportionnellement à la durée de travail effectuée.

Versement

L'indemnité de licenciement est versée par l'administration en une seule fois.

Régime social et fiscal

L'indemnité de licenciement est soumise à cotisations sociales, CSG, CRDSet est imposable sur le revenu.

Indemnité compensatrice de congés annuels

L'agent a droit à une indemnité compensatrice de congés annuels s'il n'a pas pu prendre tous ses congés annuels du fait de l'administration.

Cette indemnité est égale au 1/10e de la rémunération totale brute perçue entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année en cours. Elle est proportionnelle au nombre de jours de congés annuels non pris.

Elle ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure au montant de la rĂ©munĂ©ration que l'agent aurait perçue pendant la pĂ©riode de congĂ©s dus et non pris.

Elle est soumise aux mĂȘmes cotisations que la rĂ©munĂ©ration de l'agent.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es
  • S'il y a lieu, pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage, s'il remplit les conditions requises.

De quoi s'agit-il ?

L'agent peut ĂȘtre licenciĂ©, sans prĂ©avis, ni indemnitĂ© de licenciement, en cas de non respect de ses obligations professionnelles.

Procédure

Communication du dossier individuel et entretien préalable

L'agent a droit à la communication intégrale de son dossier individuel et de tous les documents annexes. Il a également le droit de se faire assister par les défenseurs de son choix au cours de la procédure disciplinaire.

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable. La convocation Ă  l'entretien est effectuĂ©e par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

Au cours de l'entretien, l'administration indique Ă  l'agent les motifs du licenciement.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement, sauf en cas de licenciement en cours ou en fin de période d'essai.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents, une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

La décision de licenciement est notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

La lettre précise le ou les motif(s) du licenciement et la date à laquelle il intervient, compte-tenu des droits à congés annuels restant dus.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es
  • S'il y a lieu, pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif.

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage, s'il remplit les conditions requises.

De quoi s'agit-il ?

L'agent qui devient dĂ©finitivement inapte Ă  occuper son emploi peut ĂȘtre licenciĂ©, lorsque son reclassement sur un autre emploi, adaptĂ© Ă  son Ă©tat de santĂ©, n'est pas possible.

Cela peut se produire à la fin d'un congé rémunéré de maladie, de grave maladie, d'accident du travail, de maladie professionnelle ou de maternité, de paternité ou d'adoption ou à la fin d'un congé non rémunéré de maladie.

Aucun licenciement ne peut ĂȘtre prononcĂ© pendant une pĂ©riode de grossesse mĂ©dicalement constatĂ©e.

Si le licenciement est notifié avant la constatation médicale de la grossesse, l'agent peut justifier de son état par l'envoi d'un certificat médical dans les 15 jours suivant la notification du licenciement.

De mĂȘme, si le licenciement est notifiĂ© dans les 15 jours prĂ©cĂ©dant le placement d'un enfant pour adoption, l'agent peut envoyer, dans les 15 jours suivant la notification, une attestation du service de l'Ase.

Le licenciement est alors annulé. Toutefois, cette protection ne s'applique pas si l'administration est dans l'impossibilité de continuer à réemployer l'agent pour un motif autre que la grossesse.

Procédure

Communication du dossier individuel et entretien préalable

L'administration informe l'agent qu'il peut demander la communication de son dossier individuel et de son dossier médical.

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable.

La convocation à l'entretien est effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

L'agent peut se faire accompagner Ă  l'entretien par la ou les personnes de son choix.

Au cours de l'entretien, l'administration indique Ă  l'agent le motif du licenciement.

Si le licenciement pour inaptitude physique concerne un agent recruté sur un emploi permanent, il pourra formuler une demande de reclassement. Dans ce cas, l'administration indique également à l'agent le délai dans lequel il devra présenter une demande écrite de reclassement et les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront présentées.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents, une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

L'administration notifie à l'agent sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre précise le motif du licenciement et la date à laquelle il doit intervenir, compte tenu des droits à congés annuels restant dus et de la durée du préavis.

En outre, si le licenciement intervient aprÚs un congé de maternité, de paternité ou d'adoption, il ne peut intervenir qu'au terme d'une période de 4 semaines non rémunérées suivant ce congé.

Si le licenciement concerne un agent recruté sur un emploi permanent, la lettre de licenciement l'invite également à présenter une demande écrite de reclassement. Elle lui indique les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront adressées.

Préavis

L'agent a droit à un préavis de licenciement dont la durée varie selon son ancienneté :

Durée du préavis en fonction de l'ancienneté de l'agent

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

8 jours

Entre 6 mois et 2 ans

1 mois

Au moins 2 ans

2 mois

Ces durées sont doublées pour les personnes handicapées si la reconnaissance du handicap a été préalablement déclarée à la collectivité employeur et dans des délais suffisants.

L'ancienneté est calculée jusqu'à la date d'envoi de la lettre de notification du licenciement. Elle est calculée en prenant en compte l'ensemble des contrats conclus avec l'agent. Les contrats séparés par une interruption de fonctions sont pris en compte si l'interruption ne dépasse pas 4 mois et si elle n'est pas due à une démission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Le préavis débute à la date de présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement.

L'agent peut renoncer à tout moment au préavis.

Demande de reclassement

L'agent doit présenter sa demande de reclassement dans un délai qui varie selon son ancienneté :

Délai de demande de reclassement

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

4 jours

Entre 6 mois et 2 ans

15 mois

Au moins 2 ans

1 mois

Si l'agent est en CDD, il peut prĂ©senter une demande de reclassement si la date de fin de son contrat est postĂ©rieure Ă  la date de sa demande de reclassement. Un emploi de reclassement peut lui ĂȘtre proposĂ© pour la pĂ©riode restant Ă  courir avant la date de fin de son contrat.

Le reclassement s'effectue sur un emploi de mĂȘme catĂ©gorie hiĂ©rarchique que l'emploi prĂ©cĂ©dent ou, en l'absence d'un tel emploi, sur un emploi de catĂ©gorie infĂ©rieure avec l'accord de l'agent.

L'emploi proposé est adapté à l'état de santé de l'agent et compatible avec ses compétences professionnelles. Ainsi, la proposition d'emploi tient compte des recommandations médicales concernant l'aptitude de l'agent à occuper d'autres fonctions dans son administration.

L'offre de reclassement est écrite et précise. Elle concerne les emplois des services relevant de l'autorité ayant recruté l'agent.

Licenciement en cas d'absence de reclassement

Lorsque l'agent refuse le bénéfice de la procédure de reclassement ou s'il ne formule pas sa demande dans le délai imparti, il est licencié à la fin du préavis.

Quand l'agent a demandĂ© son reclassement et qu'aucun emploi ne peut lui ĂȘtre proposĂ© avant la fin du prĂ©avis, il est mis en congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ©, Ă  la fin de son prĂ©avis dans l'attente d'un reclassement. La durĂ©e maximale de ce congĂ© est de 3 mois.

Le placement en congé sans traitement retarde la date du licenciement. Une attestation de suspension du contrat de travail du fait de l'administration est remise à l'agent.

Pendant ce congé non rémunéré, l'agent est considéré comme involontairement privé d'emploi et peut bénéficier, à sa demande, des allocations chÎmage.

L'agent peut revenir sur sa demande de reclassement, à tout moment, au cours du congé non rémunéré. Il est alors licencié.

S'il refuse l'emploi proposé ou en cas d'impossibilité de reclassement à la fin du congé non rémunéré de 3 mois, l'agent est licencié.

Indemnité de licenciement

L'agent licencié a droit à une indemnité de licenciement sauf :

  • s'il est fonctionnaire dĂ©tachĂ© en qualitĂ© d'agent contractuel ou en disponibilitĂ©,
  • ou s'il a au moins 62 ans et remplit la condition de durĂ©e d'assurance vieillesse pour bĂ©nĂ©ficier d'une retraite Ă  taux plein,

Montant

L'indemnité de licenciement est égale à 1/2 mois de salaire pour chacune des 12 premiÚres années de services et à 1/3 de mois de salaire pour chacune des années suivantes.

Son montant est limité à 12 mois de salaire.

Toute fraction de services supérieure ou égale à 6 mois compte pour un an, toute fraction de services inférieure à 6 mois n'est pas pris en compte.

Si l'agent Ă©tait en CDD, le nombre d'annĂ©es pris en compte ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur au nombre de mois qui restait Ă  courir jusqu'au terme normal du contrat.

Si l'agent a au moins 62 ans et ne remplit pas la condition de durée d'assurance vieillesse pour bénéficier d'une retraite à taux plein, l'indemnité est réduite de 1,67 % par mois de service accompli au-delà de 62 ans.

La rémunération prise en compte est la derniÚre rémunération, nette de cotisations de sécurité sociale, perçue au cours du mois précédant le licenciement.

Le supplément familial de traitement, les indemnités pour travaux supplémentaires et les autres indemnités accessoires ne sont pas prises en compte.

Si l'agent travaillait à temps partiel, la rémunération prise en compte est celle qu'il aurait perçue s'il avait travaillé à temps plein.

Si l'agent était en congé de maladie à demi-traitement ou en congé non rémunéré, la rémunération prise en compte est sa derniÚre rémunération à plein traitement.

Calcul de l’anciennetĂ©

L'ancienneté prise en compte est calculée à partir de la date de début du contrat jusqu'à la date d'effet du licenciement, compte tenu des droits à congés annuels restant dû et de la durée du préavis.

Si l'agent a eu plusieurs contrats successifs sans interruption, la date de dĂ©but de contrat pris en compte est la date de dĂ©but du 1er contrat. En cas d'interruption entre les contrats, la date de dĂ©but de contrat retenue est Ă©galement la date de dĂ©but du 1er contrat, si l’interruption n'a pas dĂ©passĂ© 2 mois et n'est pas due Ă  la dĂ©mission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Les périodes accomplies à temps partiel sont prises en compte proportionnellement à la durée de travail effectuée.

Versement

L'indemnité de licenciement est versée par l'administration en une seule fois.

Régime social et fiscal

L'indemnité de licenciement est soumise à cotisations sociales, CSG, CRDSet est imposable sur le revenu.

Indemnité compensatrice de congés annuels

L'agent a droit à une indemnité compensatrice de congés annuels s'il n'a pas pu prendre tous ses congés annuels du fait de l'administration.

Cette indemnité est égale au 1/10e de la rémunération totale brute perçue entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année en cours. Elle est proportionnelle au nombre de jours de congés annuels non pris.

Elle ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure au montant de la rĂ©munĂ©ration que l'agent aurait perçue pendant la pĂ©riode de congĂ©s dus et non pris.

Elle est soumise aux mĂȘmes cotisations que la rĂ©munĂ©ration de l'agent.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es,
  • S'il y a lieu, pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif.

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage, s'il remplit les conditions requises.

De quoi s'agit-il ?

L'agent peut ĂȘtre licenciĂ© en cas de disparition du besoin ou de suppression de l'emploi qui a justifiĂ© son recrutement.

Ce cas de licenciement concerne les agents recrutés sur des emplois permanents.

Le licenciement ne peut ĂȘtre prononcĂ© que lorsque le reclassement de l'agent dans un autre emploi n'est pas possible.

Procédure

Entretien préalable

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable.

La convocation à l'entretien est effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

L'agent peut se faire accompagner Ă  l'entretien par la ou les personnes de son choix.

Au cours de l'entretien, l'administration indique à l'agent le motif du licenciement. Elle lui indique également le délai dans lequel il doit présenter une demande écrite de reclassement et les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront présentées.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents, une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

L'administration notifie à l'agent sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre précise le motif du licenciement et la date à laquelle il doit intervenir, compte tenu des droits à congés annuels restant dus et de la durée du préavis.

Cette lettre invite également l'agent à présenter une demande écrite de reclassement et indique les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront adressées.

Préavis

L'agent a droit à un préavis de licenciement dont la durée varie selon son ancienneté :

Durée du préavis en fonction de l'ancienneté de l'agent

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

8 jours

Entre 6 mois et 2 ans

1 mois

Au moins 2 ans

2 mois

Ces durées sont doublées pour les personnels handicapés si la reconnaissance du handicap a été préalablement déclarée à la collectivité employeur et dans des délais suffisants.

L'ancienneté est calculée jusqu'à la date d'envoi de la lettre de notification du licenciement. L'ensemble des contrats conclus avec l'agent est pris en compte. Les contrats séparés par une interruption de fonctions sont pris en compte si l'interruption ne dépasse pas 4 mois et si elle n'est pas due à une démission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Le préavis débute à la date de présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement.

Demande de reclassement

L'agent doit présenter sa demande de reclassement dans un délai qui varie selon son ancienneté :

Délai de demande de reclassement

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

4 jours

Entre 6 mois et 2 ans

15 mois

Au moins 2 ans

1 mois

Si l'agent est en CDD, il peut prĂ©senter une demande de reclassement si la date de fin de son contrat est postĂ©rieure Ă  la date de sa demande de reclassement. Un emploi de reclassement peut lui ĂȘtre proposĂ© pour la pĂ©riode restant Ă  courir avant la date de fin de son contrat.

Le reclassement s'effectue sur un emploi de mĂȘme catĂ©gorie hiĂ©rarchique que l'emploi prĂ©cĂ©dent ou, en l'absence d'un tel emploi, sur un emploi de catĂ©gorie infĂ©rieure avec l'accord de l'agent.

L'emploi proposé est compatible avec les compétences professionnelles de l'agent.

L'offre de reclassement est écrite et précise. Elle concerne les emplois des services relevant de l'autorité ayant recruté l'agent.

Licenciement en cas d'absence de reclassement

Lorsque l'agent refuse le bénéfice de la procédure de reclassement ou s'il ne formule pas sa demande dans le délai imparti, il est licencié à la fin du préavis.

Quand l'agent a demandĂ© son reclassement et qu'aucun emploi ne peut lui ĂȘtre proposĂ© avant la fin du prĂ©avis, il est mis en congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ©, Ă  la fin de son prĂ©avis dans l'attente d'un reclassement. La durĂ©e maximale de ce congĂ© est de 3 mois.

Le placement en congé sans traitement retarde la date du licenciement. Une attestation de suspension du contrat de travail du fait de l'administration est remise à l'agent.

Pendant ce congé non rémunéré, l'agent est considéré comme involontairement privé d'emploi et peut bénéficier, à sa demande, des allocations chÎmage.

L'agent peut revenir sur sa demande de reclassement, à tout moment, au cours du congé non rémunéré. Il est alors licencié.

S'il refuse l'emploi proposé ou en cas d'impossibilité de reclassement à la fin du congé non rémunéré de 3 mois, l'agent est licencié.

Indemnité de licenciement

L'agent licencié a droit à une indemnité de licenciement sauf :

  • s'il est fonctionnaire dĂ©tachĂ© en qualitĂ© d'agent contractuel ou en disponibilitĂ©,
  • ou s'il a au moins 62 ans et remplit la condition de durĂ©e d'assurance vieillesse pour bĂ©nĂ©ficier d'une retraite Ă  taux plein,
  • ou s'il retrouve immĂ©diatement un emploi Ă©quivalent dans une collectivitĂ© territoriale, un Ă©tablissement public de santĂ© ou dans une sociĂ©tĂ© d'Ă©conomie mixte dans laquelle l'État ou une collectivitĂ© territoriale a une participation majoritaire.

Montant

L'indemnité de licenciement est égale à 1/2 mois de salaire pour chacune des 12 premiÚres années de services et à 1/3 de mois de salaire pour chacune des années suivantes.

Son montant est limité à 12 mois de salaire.

Toute fraction de services supérieure ou égale à 6 mois compte pour un an, toute fraction de services inférieure à 6 mois n'est pas pris en compte.

Si l'agent Ă©tait en CDD, le nombre d'annĂ©es pris en compte ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur au nombre de mois qui restait Ă  courir jusqu'au terme normal du contrat.

Si l'agent a au moins 62 ans et ne remplit pas la condition de durée d'assurance vieillesse pour bénéficier d'une retraite à taux plein, l'indemnité est réduite de 1,67 % par mois de service accompli au-delà de 62 ans.

La rémunération prise en compte est la derniÚre rémunération, nette de cotisations de sécurité sociale, perçue au cours du mois précédant le licenciement.

Le supplément familial de traitement, les indemnités pour travaux supplémentaires et les autres indemnités accessoires ne sont pas prises en compte.

Si l'agent travaillait à temps partiel, la rémunération prise en compte est celle qu'il aurait perçue s'il avait travaillé à temps plein.

Si l'agent était en congé de maladie à demi-traitement ou en congé non rémunéré, la rémunération prise en compte est sa derniÚre rémunération à plein traitement.

Calcul de l’anciennetĂ©

L'ancienneté prise en compte est calculée à partir de la date de début du contrat jusqu'à la date d'effet du licenciement, compte tenu des droits à congés annuels restant dû et de la durée du préavis.

Si l'agent a eu plusieurs contrats successifs sans interruption, la date de dĂ©but de contrat pris en compte est la date de dĂ©but du 1er contrat. En cas d'interruption entre les contrats, la date de dĂ©but de contrat retenue est Ă©galement la date de dĂ©but du 1er contrat, si l’interruption n'a pas dĂ©passĂ© 2 mois et n'est pas due Ă  la dĂ©mission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Les périodes accomplies à temps partiel sont prises en compte proportionnellement à la durée de travail effectuée.

Versement

L'indemnité de licenciement est versée par l'administration en une seule fois.

Régime social et fiscal

L'indemnité de licenciement est soumise à cotisations sociales, CSG, CRDSet est imposable sur le revenu.

Indemnité compensatrice de congés annuels

L'agent a droit à une indemnité compensatrice de congés annuels s'il n'a pas pu prendre tous ses congés annuels du fait de l'administration.

Cette indemnité est égale au 1/10e de la rémunération totale brute perçue entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année en cours. Elle est proportionnelle au nombre de jours de congés annuels non pris.

Elle ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure au montant de la rĂ©munĂ©ration que l'agent aurait perçue pendant la pĂ©riode de congĂ©s dus et non pris.

Elle est soumise aux mĂȘmes cotisations que la rĂ©munĂ©ration de l'agent.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es
  • S'il y a lieu, pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif.

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage, s'il remplit les conditions requises.

De quoi s'agit-il ?

L'agent peut ĂȘtre licenciĂ© en cas de transformation du besoin ou de l'emploi qui a justifiĂ© son recrutement.

Ce cas de licenciement concerne l'agent recruté sur un emploi emploi permanent et l'agent recruté sur un emploi non permanent par contrat de projet.

L'administration peut proposer à l'agent la modification d'un élément substantiel de son contrat de travail tel que la durée de travail ou un changement du lieu de travail.

Elle peut aussi proposer une modification des fonctions de l'agent, Ă  condition que cette modification soit compatible avec la qualification professionnelle de l'agent.

La proposition de modification est adressée à l'agent par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre informe l'agent qu'il dispose d'un mois à partir de sa réception pour faire connaßtre son acceptation ou son refus. En l'absence de réponse dans ce délai d'un mois, l'agent est considéré avoir refusé la modification proposée.

Le licenciement d'un contractuel occupant un emploi permanent qui refuse la proposition de modification d'un Ă©lĂ©ment substantiel de son contrat ne peut ĂȘtre prononcĂ© que lorsque son reclassement dans un autre emploi n'est pas possible.

Le contractuel employé sur un emploi non permanent par contrat de projet qui refuse la proposition de modification d'un élément substantiel de son contrat ne bénéficie pas du reclassement.

Procédure

Entretien préalable

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable.

La convocation à l'entretien est effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

L'agent peut se faire accompagner Ă  l'entretien par la ou les personnes de son choix.

Au cours de l'entretien, l'administration indique à l'agent le motif du licenciement. Elle lui indique également le délai dans lequel il doit présenter une demande écrite de reclassement et les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront présentées.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents, une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

L'administration notifie à l'agent sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre précise le motif du licenciement et la date à laquelle il doit intervenir, compte tenu des droits à congés annuels restant dus et de la durée du préavis.

Cette lettre invite également l'agent à présenter une demande écrite de reclassement et indique les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront adressées.

Préavis

L'agent a droit à un préavis de licenciement dont la durée varie selon son ancienneté :

Durée du préavis en fonction de l'ancienneté de l'agent

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

8 jours

Entre 6 mois et 2 ans

1 mois

Au moins 2 ans

2 mois

Ces durées sont doublées pour les personnels handicapés si la reconnaissance du handicap a été préalablement déclarée à la collectivité employeur et dans des délais suffisants.

L'ancienneté est calculée jusqu'à la date d'envoi de la lettre de notification du licenciement. L'ensemble des contrats conclus avec l'agent est pris en compte. Les contrats séparés par une interruption de fonctions sont pris en compte si l'interruption ne dépasse pas 4 mois et si elle n'est pas due à une démission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Le préavis débute à la date de présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement.

Demande de reclassement du contractuel employé sur un emploi permanent

L'agent doit présenter sa demande de reclassement dans un délai qui varie selon son ancienneté :

Délai de demande de reclassement

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

4 jours

Entre 6 mois et 2 ans

15 mois

Au moins 2 ans

1 mois

Si l'agent est en CDD, il peut prĂ©senter une demande de reclassement si la date de fin de son contrat est postĂ©rieure Ă  la date de sa demande de reclassement. Un emploi de reclassement peut lui ĂȘtre proposĂ© pour la pĂ©riode restant Ă  courir avant la date de fin de son contrat.

Le reclassement s'effectue sur un emploi de mĂȘme catĂ©gorie hiĂ©rarchique que l'emploi prĂ©cĂ©dent ou, en l'absence d'un tel emploi, sur un emploi de catĂ©gorie infĂ©rieure avec l'accord de l'agent.

L'emploi proposé est compatible avec les compétences professionnelles de l'agent.

L'offre de reclassement est écrite et précise. Elle concerne les emplois des services relevant de l'autorité ayant recruté l'agent.

Licenciement en cas d'absence de reclassement

Lorsque l'agent refuse le bénéfice de la procédure de reclassement ou s'il ne formule pas sa demande dans le délai imparti, il est licencié à la fin du préavis.

Quand l'agent a demandĂ© son reclassement et qu'aucun emploi ne peut lui ĂȘtre proposĂ© avant la fin du prĂ©avis, il est mis en congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ©, Ă  la fin de son prĂ©avis dans l'attente d'un reclassement. La durĂ©e maximale de ce congĂ© est de 3 mois.

Le placement en congé sans traitement retarde la date du licenciement. Une attestation de suspension du contrat de travail du fait de l'administration est remise à l'agent.

Pendant ce congé non rémunéré, l'agent est considéré comme involontairement privé d'emploi et peut bénéficier, à sa demande, des allocations chÎmage.

L'agent peut revenir sur sa demande de reclassement, à tout moment, au cours du congé non rémunéré. Il est alors licencié.

S'il refuse l'emploi proposé ou en cas d'impossibilité de reclassement à la fin du congé non rémunéré de 3 mois, l'agent est licencié.

Indemnité de licenciement

L'agent licencié a droit à une indemnité de licenciement sauf :

  • s'il est fonctionnaire dĂ©tachĂ© en qualitĂ© d'agent contractuel ou en disponibilitĂ©,
  • ou s'il a au moins 62 ans et remplit la condition de durĂ©e d'assurance vieillesse pour bĂ©nĂ©ficier d'une retraite Ă  taux plein,
  • ou s'il retrouve immĂ©diatement un emploi Ă©quivalent dans une collectivitĂ© territoriale, un Ă©tablissement public de santĂ© ou dans une sociĂ©tĂ© d'Ă©conomie mixte dans laquelle l'État ou une collectivitĂ© territoriale a une participation majoritaire.

Montant

L'indemnité de licenciement est égale à 1/2 mois de salaire pour chacune des 12 premiÚres années de services et à 1/3 de mois de salaire pour chacune des années suivantes.

Son montant est limité à 12 mois de salaire.

Toute fraction de services supérieure ou égale à 6 mois compte pour un an, toute fraction de services inférieure à 6 mois n'est pas pris en compte.

Si l'agent Ă©tait en CDD, le nombre d'annĂ©es pris en compte ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur au nombre de mois qui restait Ă  courir jusqu'au terme normal du contrat.

Si l'agent a au moins 62 ans et ne remplit pas la condition de durée d'assurance vieillesse pour bénéficier d'une retraite à taux plein, l'indemnité est réduite de 1,67 % par mois de service accompli au-delà de 62 ans.

La rémunération prise en compte est la derniÚre rémunération, nette de cotisations de sécurité sociale, perçue au cours du mois précédant le licenciement.

Le supplément familial de traitement, les indemnités pour travaux supplémentaires et les autres indemnités accessoires ne sont pas prises en compte.

Si l'agent travaillait à temps partiel, la rémunération prise en compte est celle qu'il aurait perçue s'il avait travaillé à temps plein.

Si l'agent était en congé de maladie à demi-traitement ou en congé non rémunéré, la rémunération prise en compte est sa derniÚre rémunération à plein traitement.

Calcul de l’anciennetĂ©

L'ancienneté prise en compte est calculée à partir de la date de début du contrat jusqu'à la date d'effet du licenciement, compte tenu des droits à congés annuels restant dû et de la durée du préavis.

Si l'agent a eu plusieurs contrats successifs sans interruption, la date de dĂ©but de contrat pris en compte est la date de dĂ©but du 1er contrat. En cas d'interruption entre les contrats, la date de dĂ©but de contrat retenue est Ă©galement la date de dĂ©but du 1er contrat, si l’interruption n'a pas dĂ©passĂ© 2 mois et n'est pas due Ă  la dĂ©mission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Les périodes accomplies à temps partiel sont prises en compte proportionnellement à la durée de travail effectuée.

Versement

L'indemnité de licenciement est versée par l'administration en une seule fois.

Régime social et fiscal

L'indemnité de licenciement est soumise à cotisations sociales, CSG, CRDSet est imposable sur le revenu.

Indemnité compensatrice de congés annuels

L'agent a droit à une indemnité compensatrice de congés annuels s'il n'a pas pu prendre tous ses congés annuels du fait de l'administration.

Cette indemnité est égale au 1/10e de la rémunération totale brute perçue entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année en cours. Elle est proportionnelle au nombre de jours de congés annuels non pris.

Elle ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure au montant de la rĂ©munĂ©ration que l'agent aurait perçue pendant la pĂ©riode de congĂ©s dus et non pris.

Elle est soumise aux mĂȘmes cotisations que la rĂ©munĂ©ration de l'agent.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es
  • S'il y a lieu, pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif.

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage, s'il remplit les conditions requises.

De quoi s'agit-il ?

L'agent peut ĂȘtre licenciĂ© en cas de recrutement d'un fonctionnaire sur son poste.

Ce cas de licenciement concerne les agents recrutés sur des emplois permanents.

Le licenciement ne peut ĂȘtre prononcĂ© que lorsque le reclassement de l'agent dans un autre emploi n'est pas possible.

Procédure

Entretien préalable

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable.

La convocation à l'entretien est effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

L'agent peut se faire accompagner Ă  l'entretien par la ou les personnes de son choix.

Au cours de l'entretien, l'administration indique à l'agent le motif du licenciement. Elle lui indique également le délai dans lequel il doit présenter une demande écrite de reclassement et les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront présentées.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents, une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

L'administration notifie à l'agent sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre précise le motif du licenciement et la date à laquelle il doit intervenir, compte tenu des droits à congés annuels restant dus et de la durée du préavis.

Cette lettre invite également l'agent à présenter une demande écrite de reclassement et indique les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront adressées.

Préavis

L'agent a droit à un préavis de licenciement dont la durée varie selon son ancienneté :

Durée du préavis en fonction de l'ancienneté de l'agent

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

8 jours

Entre 6 mois et 2 ans

1 mois

Au moins 2 ans

2 mois

Ces durées sont doublées pour les personnes handicapées si la reconnaissance du handicap a été préalablement déclarée à la collectivité employeur et dans des délais suffisants.

L'ancienneté est calculée jusqu'à la date d'envoi de la lettre de notification du licenciement. L'ensemble des contrats conclus avec l'agent est pris en compte. Les contrats séparés par une interruption de fonctions sont pris en compte si l'interruption ne dépasse pas 4 mois et si elle n'est pas due à une démission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Le préavis débute à la date de présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement.

Demande de reclassement

L'agent doit présenter sa demande de reclassement dans un délai qui varie selon son ancienneté :

Délai de demande de reclassement

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

4 jours

Entre 6 mois et 2 ans

15 mois

Au moins 2 ans

1 mois

Si l'agent est en CDD, il peut prĂ©senter une demande de reclassement si la date de fin de son contrat est postĂ©rieure Ă  la date de sa demande de reclassement. Un emploi de reclassement peut lui ĂȘtre proposĂ© pour la pĂ©riode restant Ă  courir avant la date de fin de son contrat.

Le reclassement s'effectue sur un emploi de mĂȘme catĂ©gorie hiĂ©rarchique que l'emploi prĂ©cĂ©dent ou, en l'absence d'un tel emploi, sur un emploi de catĂ©gorie infĂ©rieure avec l'accord de l'agent.

L'emploi proposé est compatible avec les compétences professionnelles de l'agent.

L'offre de reclassement est écrite et précise. Elle concerne les emplois des services relevant de l'autorité ayant recruté l'agent.

Licenciement en cas d'absence de reclassement

Lorsque l'agent refuse le bénéfice de la procédure de reclassement ou s'il ne formule pas sa demande dans le délai imparti, il est licencié à la fin du préavis.

Quand l'agent a demandĂ© son reclassement et qu'aucun emploi ne peut lui ĂȘtre proposĂ© avant la fin du prĂ©avis, il est mis en congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ©, Ă  la fin de son prĂ©avis dans l'attente d'un reclassement. La durĂ©e maximale de ce congĂ© est de 3 mois.

Le placement en congé sans traitement retarde la date du licenciement. Une attestation de suspension du contrat de travail du fait de l'administration est remise à l'agent.

Pendant ce congé non rémunéré, l'agent est considéré comme involontairement privé d'emploi et peut bénéficier, à sa demande, des allocations chÎmage.

L'agent peut revenir sur sa demande de reclassement, à tout moment, au cours du congé non rémunéré. Il est alors licencié.

S'il refuse l'emploi proposé ou en cas d'impossibilité de reclassement à la fin du congé non rémunéré de 3 mois, l'agent est licencié.

Indemnité de licenciement

L'agent licencié a droit à une indemnité de licenciement sauf :

  • s'il est fonctionnaire dĂ©tachĂ© en qualitĂ© d'agent contractuel ou en disponibilitĂ©,
  • ou s'il a au moins 62 ans et remplit la condition de durĂ©e d'assurance vieillesse pour bĂ©nĂ©ficier d'une retraite Ă  taux plein,
  • ou s'il retrouve immĂ©diatement un emploi Ă©quivalent dans une collectivitĂ© territoriale, un Ă©tablissement public de santĂ© ou dans une sociĂ©tĂ© d'Ă©conomie mixte dans laquelle l'État ou une collectivitĂ© territoriale a une participation majoritaire.

Montant

L'indemnité de licenciement est égale à 1/2 mois de salaire pour chacune des 12 premiÚres années de services et à 1/3 de mois de salaire pour chacune des années suivantes.

Son montant est limité à 12 mois de salaire.

Toute fraction de services supérieure ou égale à 6 mois compte pour un an, toute fraction de services inférieure à 6 mois n'est pas pris en compte.

Si l'agent Ă©tait en CDD, le nombre d'annĂ©es pris en compte ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur au nombre de mois qui restait Ă  courir jusqu'au terme normal du contrat.

Si l'agent a au moins 62 ans et ne remplit pas la condition de durée d'assurance vieillesse pour bénéficier d'une retraite à taux plein, l'indemnité est réduite de 1,67 % par mois de service accompli au-delà de 62 ans.

La rémunération prise en compte est la derniÚre rémunération, nette de cotisations de sécurité sociale, perçue au cours du mois précédant le licenciement.

Le supplément familial de traitement, les indemnités pour travaux supplémentaires et les autres indemnités accessoires ne sont pas prises en compte.

Si l'agent travaillait à temps partiel, la rémunération prise en compte est celle qu'il aurait perçue s'il avait travaillé à temps plein.

Si l'agent était en congé de maladie à demi-traitement ou en congé non rémunéré, la rémunération prise en compte est sa derniÚre rémunération à plein traitement.

Calcul de l’anciennetĂ©

L'ancienneté prise en compte est calculée à partir de la date de début du contrat jusqu'à la date d'effet du licenciement, compte tenu des droits à congés annuels restant dû et de la durée du préavis.

Si l'agent a eu plusieurs contrats successifs sans interruption, la date de dĂ©but de contrat pris en compte est la date de dĂ©but du 1er contrat. En cas d'interruption entre les contrats, la date de dĂ©but de contrat retenue est Ă©galement la date de dĂ©but du 1er contrat, si l’interruption n'a pas dĂ©passĂ© 2 mois et n'est pas due Ă  la dĂ©mission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Les périodes accomplies à temps partiel sont prises en compte proportionnellement à la durée de travail effectuée.

Versement

L'indemnité de licenciement est versée par l'administration en une seule fois.

Régime social et fiscal

L'indemnité de licenciement est soumise à cotisations sociales, CSG, CRDSet est imposable sur le revenu.

Indemnité compensatrice de congés annuels

L'agent a droit à une indemnité compensatrice de congés annuels s'il n'a pas pu prendre tous ses congés annuels du fait de l'administration.

Cette indemnité est égale au 1/10e de la rémunération totale brute perçue entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année en cours. Elle est proportionnelle au nombre de jours de congés annuels non pris.

Elle ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure au montant de la rĂ©munĂ©ration que l'agent aurait perçue pendant la pĂ©riode de congĂ©s dus et non pris.

Elle est soumise aux mĂȘmes cotisations que la rĂ©munĂ©ration de l'agent.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es
  • S'il y a lieu, pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage, s'il remplit les conditions requises.

De quoi s'agit-il ?

L'agent peut ĂȘtre licenciĂ© s'il refuse une modification d'un Ă©lĂ©ment substantiel de son contrat proposĂ©e par l'administration.

La modification peut porter sur la durée de travail ou le lieu de travail de l'agent.

Elle peut consister en la modification des fonctions de l'agent, Ă  condition que cette modification soit compatible avec sa qualification professionnelle.

Ce cas de licenciement concerne l'agent recruté sur un emploi emploi permanent et l'agent recruté sur un emploi non permanent par contrat de projet.

La proposition de modification est adressée à l'agent par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre informe l'agent qu'il dispose d'un mois à partir de sa réception pour faire connaßtre son acceptation ou son refus. En l'absence de réponse dans ce délai d'un mois, l'agent est considéré avoir refusé la modification proposée.

Le licenciement d'un contractuel occupant un emploi permanent qui refuse la proposition de modification d'un Ă©lĂ©ment substantiel de son contrat ne peut ĂȘtre prononcĂ© que lorsque son reclassement dans un autre emploi n'est pas possible.

Le contractuel employé sur un emploi non permanent par contrat de projet qui refuse la proposition de modification d'un élément substantiel de son contrat ne bénéficie pas du reclassement.

Procédure

Entretien préalable

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable.

La convocation à l'entretien est effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

L'agent peut se faire accompagner Ă  l'entretien par la ou les personnes de son choix.

Au cours de l'entretien, l'administration indique à l'agent le motif du licenciement. Elle lui indique également le délai dans lequel il doit présenter une demande écrite de reclassement et les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront présentées.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents, une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

L'administration notifie à l'agent sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre précise le motif du licenciement et la date à laquelle il doit intervenir, compte tenu des droits à congés annuels restant dus et de la durée du préavis.

Cette lettre invite également l'agent à présenter une demande écrite de reclassement et indique les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront adressées.

Préavis

L'agent a droit à un préavis de licenciement dont la durée varie selon son ancienneté :

Durée du préavis en fonction de l'ancienneté de l'agent

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

8 jours

Entre 6 mois et 2 ans

1 mois

Au moins 2 ans

2 mois

Ces durées sont doublées pour les personnes handicapées si la reconnaissance du handicap a été préalablement déclarée à la collectivité employeur et dans des délais suffisants.

L'ancienneté est calculée jusqu'à la date d'envoi de la lettre de notification du licenciement. Elle est calculée en prenant en compte l'ensemble des contrats conclus avec l'agent. Les contrats séparés par une interruption de fonctions sont pris en compte si l'interruption ne dépasse pas 4 mois et si elle n'est pas due à une démission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Le préavis débute à la date de présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement.

Demande de reclassement du contractuel employé sur un emploi permanent

L'agent doit présenter sa demande de reclassement dans un délai qui varie selon son ancienneté :

Délai de demande de reclassement

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

4 jours

Entre 6 mois et 2 ans

15 mois

Au moins 2 ans

1 mois

Si l'agent est en CDD, il peut prĂ©senter une demande de reclassement si la date de fin de son contrat est postĂ©rieure Ă  la date de sa demande de reclassement. Un emploi de reclassement peut lui ĂȘtre proposĂ© pour la pĂ©riode restant Ă  courir avant la date de fin de son contrat.

Le reclassement s'effectue sur un emploi de mĂȘme catĂ©gorie hiĂ©rarchique que l'emploi prĂ©cĂ©dent ou, en l'absence d'un tel emploi, sur un emploi de catĂ©gorie infĂ©rieure avec l'accord de l'agent.

L'emploi proposé est compatible avec les compétences professionnelles de l'agent.

L'offre de reclassement est écrite et précise. Elle concerne les emplois des services relevant de l'autorité ayant recruté l'agent.

Licenciement en cas d'absence de reclassement

Lorsque l'agent refuse le bénéfice de la procédure de reclassement ou s'il ne formule pas sa demande dans le délai imparti, il est licencié à la fin du préavis.

Quand l'agent a demandĂ© son reclassement et qu'aucun emploi ne peut lui ĂȘtre proposĂ© avant la fin du prĂ©avis, il est mis en congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ©, Ă  la fin de son prĂ©avis dans l'attente d'un reclassement. La durĂ©e maximale de ce congĂ© est de 3 mois.

Le placement en congé sans traitement retarde la date du licenciement. Une attestation de suspension du contrat de travail du fait de l'administration est remise à l'agent.

Pendant ce congé non rémunéré, l'agent est considéré comme involontairement privé d'emploi et peut bénéficier, à sa demande, des allocations chÎmage.

L'agent peut revenir sur sa demande de reclassement, à tout moment, au cours du congé non rémunéré. Il est alors licencié.

S'il refuse l'emploi proposé ou en cas d'impossibilité de reclassement à la fin du congé non rémunéré de 3 mois, l'agent est licencié.

Indemnité de licenciement

L'agent licencié a droit à une indemnité de licenciement sauf :

  • s'il est fonctionnaire dĂ©tachĂ© en qualitĂ© d'agent contractuel ou en disponibilitĂ©,
  • ou s'il a au moins 62 ans et remplit la condition de durĂ©e d'assurance vieillesse pour bĂ©nĂ©ficier d'une retraite Ă  taux plein,
  • ou s'il retrouve immĂ©diatement un emploi Ă©quivalent dans une collectivitĂ© territoriale, un Ă©tablissement public de santĂ© ou dans une sociĂ©tĂ© d'Ă©conomie mixte dans laquelle l'État ou une collectivitĂ© territoriale a une participation majoritaire.

Montant

L'indemnité de licenciement est égale à 1/2 mois de salaire pour chacune des 12 premiÚres années de services et à 1/3 de mois de salaire pour chacune des années suivantes.

Son montant est limité à 12 mois de salaire.

Toute fraction de services supérieure ou égale à 6 mois compte pour un an, toute fraction de services inférieure à 6 mois n'est pas pris en compte.

Si l'agent Ă©tait en CDD, le nombre d'annĂ©es pris en compte ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur au nombre de mois qui restait Ă  courir jusqu'au terme normal du contrat.

Si l'agent a au moins 62 ans et ne remplit pas la condition de durée d'assurance vieillesse pour bénéficier d'une retraite à taux plein, l'indemnité est réduite de 1,67 % par mois de service accompli au-delà de 62 ans.

La rémunération prise en compte est la derniÚre rémunération, nette de cotisations de sécurité sociale, perçue au cours du mois précédant le licenciement.

Le supplément familial de traitement, les indemnités pour travaux supplémentaires et les autres indemnités accessoires ne sont pas prises en compte.

Si l'agent travaillait à temps partiel, la rémunération prise en compte est celle qu'il aurait perçue s'il avait travaillé à temps plein.

Si l'agent était en congé de maladie à demi-traitement ou en congé non rémunéré, la rémunération prise en compte est sa derniÚre rémunération à plein traitement.

Calcul de l’anciennetĂ©

L'ancienneté prise en compte est calculée à partir de la date de début du contrat jusqu'à la date d'effet du licenciement, compte tenu des droits à congés annuels restant dû et de la durée du préavis.

Si l'agent a eu plusieurs contrats successifs sans interruption, la date de dĂ©but de contrat pris en compte est la date de dĂ©but du 1er contrat. En cas d'interruption entre les contrats, la date de dĂ©but de contrat retenue est Ă©galement la date de dĂ©but du 1er contrat, si l’interruption n'a pas dĂ©passĂ© 2 mois et n'est pas due Ă  la dĂ©mission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Les périodes accomplies à temps partiel sont prises en compte proportionnellement à la durée de travail effectuée.

Versement

L'indemnité de licenciement est versée par l'administration en une seule fois.

Régime social et fiscal

L'indemnité de licenciement est soumise à cotisations sociales, CSG, CRDSet est imposable sur le revenu.

Indemnité compensatrice de congés annuels

L'agent a droit à une indemnité compensatrice de congés annuels s'il n'a pas pu prendre tous ses congés annuels du fait de l'administration.

Cette indemnité est égale au 1/10e de la rémunération totale brute perçue entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année en cours. Elle est proportionnelle au nombre de jours de congés annuels non pris.

Elle ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure au montant de la rĂ©munĂ©ration que l'agent aurait perçue pendant la pĂ©riode de congĂ©s dus et non pris.

Elle est soumise aux mĂȘmes cotisations que la rĂ©munĂ©ration de l'agent.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es
  • S'il y a lieu, les pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif.

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage, s'il remplit les conditions requises.

De quoi s'agit-il ?

L'agent peut ĂȘtre licenciĂ© si son administration ne peut pas le rĂ©intĂ©grer sur son emploi prĂ©cĂ©dent ou sur un emploi similaire assorti d'une rĂ©munĂ©ration Ă©quivalente Ă  l'issue d'un congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ©.

Cela peut se produire à l'issue de l'un des congés suivants :

  • CongĂ© de maladie
  • CongĂ© de maternitĂ©, d'adoption ou de paternitĂ©
  • CongĂ© pour Ă©lever un enfant de moins de 8 ans
  • CongĂ© pour donner des soins Ă  un enfant Ă  charge, Ă  l'Ă©poux(se), au partenaire de Pacs, Ă  un ascendant Ă  la suite d'un accident ou d'une maladie grave ou atteint d'un handicap nĂ©cessitant la prĂ©sence d'une tierce personne
  • CongĂ© pour suivre son Ă©poux(se) ou son partenaire de Pacs tenu de dĂ©mĂ©nager pour des raisons professionnelles
  • CongĂ© de prĂ©sence parentale
  • CongĂ© pour raison de famille
  • CongĂ© pour convenances personnelles
  • CongĂ© pour crĂ©ation ou reprise d'entreprise
  • CongĂ© pour suivre un cycle prĂ©paratoire Ă  un concours d'accĂšs Ă  un emploi public ou une pĂ©riode probatoire ou une pĂ©riode de scolaritĂ© prĂ©alable Ă  une nomination dans un emploi public
  • CongĂ© parental (s'il est mis fin au congĂ© Ă  la suite d'un contrĂŽle administratif)
  • CongĂ© de mobilitĂ©.

Ce cas de licenciement concerne l'agent recruté sur un emploi emploi permanent et l'agent recruté sur un emploi non permanent par contrat de projet.

Aucun licenciement ne peut ĂȘtre prononcé :

  • pendant une pĂ©riode de grossesse mĂ©dicalement constatĂ©e,
  • ou pendant une pĂ©riode de 4 semaines suivant un congĂ© de maternitĂ©, de paternitĂ© ou d'adoption.

Si le licenciement est notifié avant la constatation médicale de la grossesse, l'agent peut justifier de son état par l'envoi d'un certificat médical dans les 15 jours suivant la notification du licenciement.

De mĂȘme, si le licenciement est notifiĂ© dans les 15 jours prĂ©cĂ©dant le placement d'un enfant pour adoption, l'agent peut envoyer, dans les 15 jours suivant la notification, une attestation du service de l'Ase.

Dans ces 2 cas, le licenciement est alors annulé. Toutefois, cette protection ne s'applique pas si l'administration est dans l'impossibilité de continuer à réemployer l'agent pour un motif autre que la grossesse, l'accouchement, la naissance ou l'adoption.

Procédure

Entretien préalable

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable.

La convocation à l'entretien est effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

L'agent peut se faire accompagner Ă  l'entretien par la ou les personnes de son choix.

Au cours de l'entretien, l'administration indique Ă  l'agent le motif du licenciement.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents, une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

L'administration notifie à l'agent sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre précise le motif du licenciement et la date à laquelle il doit intervenir, compte tenu des droits à congés annuels restant dus et de la durée du préavis.

Préavis

L'agent a droit à un préavis de licenciement dont la durée varie selon son ancienneté :

Durée du préavis en fonction de l'ancienneté de l'agent

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

8 jours

Entre 6 mois et 2 ans

1 mois

Au moins 2 ans

2 mois

Ces durées sont doublées pour les personnes handicapées si la reconnaissance du handicap a été préalablement déclarée à la collectivité employeur et dans des délais suffisants.

L'ancienneté est calculée jusqu'à la date d'envoi de la lettre de notification du licenciement. L'ensemble des contrats conclus avec l'agent est pris en compte. Les contrats séparés par une interruption de fonctions sont pris en compte si l'interruption ne dépasse pas 4 mois et si elle n'est pas due à une démission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Le préavis débute à la date de présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement.

Indemnité de licenciement

L'agent licencié a droit à une indemnité de licenciement sauf :

  • s'il est fonctionnaire dĂ©tachĂ© en qualitĂ© d'agent contractuel ou en disponibilitĂ©,
  • ou s'il a au moins 62 ans et remplit la condition de durĂ©e d'assurance vieillesse pour bĂ©nĂ©ficier d'une retraite Ă  taux plein,
  • ou s'il retrouve immĂ©diatement un emploi Ă©quivalent dans une collectivitĂ© territoriale, un Ă©tablissement public de santĂ© ou dans une sociĂ©tĂ© d'Ă©conomie mixte dans laquelle l'État ou une collectivitĂ© territoriale a une participation majoritaire.

Montant

L'indemnité de licenciement est égale à 1/2 mois de salaire pour chacune des 12 premiÚres années de services et à 1/3 de mois de salaire pour chacune des années suivantes.

Son montant est limité à 12 mois de salaire.

Toute fraction de services supérieure ou égale à 6 mois compte pour un an, toute fraction de services inférieure à 6 mois n'est pas pris en compte.

Si l'agent Ă©tait en CDD, le nombre d'annĂ©es pris en compte ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur au nombre de mois qui restait Ă  courir jusqu'au terme normal du contrat.

Si l'agent a au moins 62 ans et ne remplit pas la condition de durée d'assurance vieillesse pour bénéficier d'une retraite à taux plein, l'indemnité est réduite de 1,67 % par mois de service accompli au-delà de 62 ans.

La rémunération prise en compte est la derniÚre rémunération perçue, nette de cotisations de sécurité sociale.

Le supplément familial de traitement, les indemnités pour travaux supplémentaires et les autres indemnités accessoires ne sont pas prises en compte.

Si l'agent travaillait à temps partiel, la rémunération prise en compte est celle qu'il aurait perçue s'il avait travaillé à temps plein.

Calcul de l’anciennetĂ©

L'ancienneté prise en compte est calculée à partir de la date de début du contrat jusqu'à la date d'effet du licenciement, compte tenu des droits à congés annuels restant dû et de la durée du préavis.

Si l'agent a eu plusieurs contrats successifs sans interruption, la date de dĂ©but de contrat pris en compte est la date de dĂ©but du 1er contrat. En cas d'interruption entre les contrats, la date de dĂ©but de contrat retenue est Ă©galement la date de dĂ©but du 1er contrat, si l’interruption n'a pas dĂ©passĂ© 2 mois et n'est pas due Ă  la dĂ©mission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Les périodes accomplies à temps partiel sont prises en compte proportionnellement à la durée de travail effectuée.

Versement

L'indemnité de licenciement est versée par l'administration en une seule fois.

Régime social et fiscal

L'indemnité de licenciement est soumise à cotisations sociales, CSG, CRDSet est imposable sur le revenu.

Indemnité compensatrice de congés annuels

L'agent a droit à une indemnité compensatrice de congés annuels s'il n'a pas pu prendre tous ses congés annuels du fait de l'administration.

Cette indemnité est égale au 1/10e de la rémunération totale brute perçue entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année en cours. Elle est proportionnelle au nombre de jours de congés annuels non pris.

Elle ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure au montant de la rĂ©munĂ©ration que l'agent aurait perçue pendant la pĂ©riode de congĂ©s dus et non pris.

Elle est soumise aux mĂȘmes cotisations que la rĂ©munĂ©ration de l'agent.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es
  • S'il y a lieu, pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif.

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage, s'il remplit les conditions requises.

De quoi s'agit-il ?

L'insuffisance professionnelle se caractérise par l'inaptitude de l'agent à exercer normalement les fonctions pour lesquelles il a été engagé.

Aucun licenciement ne peut ĂȘtre prononcé :

  • pendant une pĂ©riode de grossesse mĂ©dicalement constatĂ©e,
  • ou pendant un congĂ© de maternitĂ©, de paternitĂ© ou d'adoption,
  • ou pendant une pĂ©riode de 4 semaines suivant un congĂ© de maternitĂ©, de paternitĂ© ou d'adoption.

Si le licenciement est notifié avant la constatation médicale de la grossesse, l'agent peut justifier de son état par l'envoi d'un certificat médical dans les 15 jours suivant la notification du licenciement.

De mĂȘme, si le licenciement est notifiĂ© dans les 15 jours prĂ©cĂ©dant le placement d'un enfant pour adoption, l'agent peut envoyer, dans les 15 jours suivant la notification, une attestation du service de l'Ase.

Dans ces 2 cas, le licenciement est alors annulé. Toutefois, cette protection ne s'applique pas si l'administration est dans l'impossibilité de continuer à réemployer l'agent pour un motif autre que la grossesse,  l'accouchement, la naissance ou l'adoption.

Procédure

Communication du dossier individuel et entretien préalable

L'administration informe l'agent qu'il peut demander la communication intégrale de son dossier individuel.

Le droit Ă  communication s'applique Ă©galement Ă  toute piĂšce sur laquelle l'administration fonde sa dĂ©cision, mĂȘme si elle ne figure pas au dossier individuel de l'agent.

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable. La convocation Ă  l'entretien est effectuĂ©e par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

L'agent peut se faire accompagner Ă  l'entretien par la ou les personnes de son choix.

Au cours de l'entretien, l'administration indique Ă  l'agent le motif du licenciement.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement, sauf en cas de licenciement en cours ou en fin de période d'essai.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents, une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

La décision de licenciement est notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

La lettre précise le motif du licenciement et la date à laquelle il intervient, compte-tenu des droits à congés annuels restant dus et de la durée du préavis.

Préavis

L'agent a droit à un préavis de licenciement dont la durée varie selon son ancienneté :

Durée du préavis en fonction de l'ancienneté de l'agent

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

8 jours

Entre 6 mois et 2 ans

1 mois

Au moins 2 ans

2 mois

L'ancienneté est calculée jusqu'à la date d'envoi de la lettre de notification du licenciement. Elle est calculée en prenant en compte l'ensemble des contrats conclus avec l'agent. Les contrats séparés par une interruption de fonctions sont pris en compte si l'interruption ne dépasse pas 4 mois et si elle n'est pas due à une démission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Le préavis débute à la date de présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement.

Indemnité de licenciement

L'agent licencié a droit à une indemnité de licenciement sauf :

  • s'il est fonctionnaire dĂ©tachĂ© en qualitĂ© d'agent contractuel,
  • ou s'il a au moins 62 ans et remplit la condition de durĂ©e d'assurance vieillesse pour bĂ©nĂ©ficier d'une retraite Ă  taux plein,
  • ou s'il retrouve immĂ©diatement un emploi Ă©quivalent dans une collectivitĂ© territoriale ou dans une sociĂ©tĂ© d'Ă©conomie mixte dans laquelle l'État ou une collectivitĂ© territoriale a une participation majoritaire.

Montant

L'indemnité de licenciement est égale à 1/4 mois de salaire pour chacune des 12 premiÚres années de services et à 1/6 de mois de salaire pour chacune des années suivantes.

Son montant est limité à 6 mois de salaire.

Toute fraction de services supérieure ou égale à 6 mois compte pour un an, toute fraction de services inférieure à 6 mois n'est pas pris en compte.

Si l'agent Ă©tait en CDD, le nombre d'annĂ©es pris en compte ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur au nombre de mois qui restait Ă  courir jusqu'au terme normal du contrat.

Si l'agent a au moins 62 ans et ne remplit pas la condition de durée d'assurance vieillesse pour bénéficier d'une retraite à taux plein, l'indemnité est réduite de 1,67 % par mois de service accompli au-delà de 62 ans.

La rémunération prise en compte est la derniÚre rémunération, nette de cotisations de sécurité sociale, perçue au cours du mois précédant le licenciement.

Le supplément familial de traitement, les indemnités pour travaux supplémentaires et les autres indemnités accessoires ne sont pas prises en compte.

Si l'agent travaillait à temps partiel, la rémunération prise en compte est celle qu'il aurait perçue s'il avait travaillé à temps plein.

Si l'agent était en congé de maladie à demi-traitement ou en congé non rémunéré, la rémunération prise en compte est sa derniÚre rémunération à plein traitement.

Calcul de l’anciennetĂ©

L'ancienneté prise en compte est calculée à partir de la date de début du contrat jusqu'à la date d'effet du licenciement, compte tenu des droits à congés annuels restant dû et de la durée du préavis.

Si l'agent a eu plusieurs contrats successifs sans interruption, la date de dĂ©but de contrat pris en compte est la date de dĂ©but du 1er contrat. En cas d'interruption entre les contrats, la date de dĂ©but de contrat retenue est Ă©galement la date de dĂ©but du 1er contrat, si l’interruption n'a pas dĂ©passĂ© 2 mois et n'est pas due Ă  la dĂ©mission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Les périodes accomplies à temps partiel sont prises en compte proportionnellement à la durée de travail effectuée.

Versement

L'indemnité de licenciement est versée par l'administration en une seule fois.

Régime social et fiscal

L'indemnité de licenciement est soumise à cotisations sociales, CSG, CRDS et est imposable sur le revenu.

Indemnité compensatrice de congés annuels

L'agent a droit à une indemnité compensatrice de congés annuels s'il n'a pas pu prendre tous ses congés annuels du fait de l'administration.

Cette indemnité est égale au 1/10e de la rémunération totale brute perçue entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année en cours. Elle est proportionnelle au nombre de jours de congés annuels non pris.

Elle ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure au montant de la rĂ©munĂ©ration que l'agent aurait perçue pendant la pĂ©riode de congĂ©s dus et non pris.

Elle est soumise aux mĂȘmes cotisations que la rĂ©munĂ©ration de l'agent.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, la catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et la durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es
  • s'il y a lieu, pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif.

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage, s'il remplit les conditions requises.

De quoi s'agit-il ?

L'agent peut ĂȘtre licenciĂ©, sans prĂ©avis, ni indemnitĂ© de licenciement, en cas de non respect de ses obligations professionnelles.

Procédure

Communication du dossier individuel et entretien préalable

L'agent a droit à la communication intégrale de son dossier individuel et de tous les documents annexes. Il a également le droit de se faire assister par les défenseurs de son choix au cours de la procédure disciplinaire.

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable. La convocation Ă  l'entretien est effectuĂ©e par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

Au cours de l'entretien, l'administration indique Ă  l'agent les motifs du licenciement.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement, sauf en cas de licenciement en cours ou en fin de période d'essai.

Seuls les représentants du personnel occupant un emploi de niveau au moins égal à celui de l'agent et un nombre égal de représentants de l'administration sont appelés à délibérer.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents, une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

La décision de licenciement est notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

La lettre précise le ou les motif(s) du licenciement et la date à laquelle il intervient, compte-tenu des droits à congés annuels restant dus.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es
  • s'il y a lieu, pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif.

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage, s'il remplit les conditions requises.

De quoi s'agit-il ?

L'agent qui devient dĂ©finitivement inapte Ă  occuper son emploi, peut ĂȘtre licenciĂ©, lorsque son reclassement sur un autre emploi, adaptĂ© Ă  son Ă©tat de santĂ©, n'est pas possible.

Cela peut se produire à la fin d'un congé rémunéré de maladie, de grave maladie, d'accident du travail, de maladie professionnelle ou de maternité, de paternité ou d'adoption ou à la fin d'un congé non rémunéré de maladie.

Aucun licenciement ne peut ĂȘtre prononcĂ© pendant une pĂ©riode de grossesse mĂ©dicalement constatĂ©e.

Si le licenciement est notifié avant la constatation médicale de la grossesse, l'agent peut justifier de son état par l'envoi d'un certificat médical dans les 15 jours suivant la notification du licenciement.

De mĂȘme, si le licenciement est notifiĂ© dans les 15 jours prĂ©cĂ©dant le placement d'un enfant pour adoption, l'agent peut envoyer, dans les 15 jours suivant la notification, une attestation du service de l'Ase.

Le licenciement est alors annulé. Toutefois, cette protection ne s'applique pas si l'administration est dans l'impossibilité de continuer à réemployer l'agent pour un motif autre que la grossesse.

Procédure

Communication du dossier individuel et entretien préalable

L'administration informe l'agent qu'il peut demander la communication de son dossier individuel et de son dossier médical.

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable.

La convocation à l'entretien est effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

L'agent peut se faire accompagner Ă  l'entretien par la ou les personnes de son choix.

Au cours de l'entretien, l'administration indique Ă  l'agent le motif du licenciement.

Si le licenciement pour inaptitude physique concerne un agent recruté sur un emploi permanent, il pourra formuler une demande de reclassement. Dans ce cas, l'administration indique également à l'agent le délai dans lequel il devra présenter une demande écrite de reclassement et les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront présentées.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents, une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

L'administration notifie à l'agent sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre précise le motif du licenciement et la date à laquelle il doit intervenir, compte tenu des droits à congés annuels restant dus et de la durée du préavis.

En outre, si le licenciement intervient aprÚs un congé de maternité, de paternité ou d'adoption, il ne peut intervenir qu'au terme d'une période de 4 semaines non rémunérées suivant ce congé.

Si le licenciement concerne un agent recruté sur un emploi permanent, la lettre de licenciement l'invite également à présenter une demande écrite de reclassement. Elle lui indique les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront adressées.

Préavis

L'agent a droit à un préavis de licenciement dont la durée varie selon son ancienneté :

Durée du préavis en fonction de l'ancienneté de l'agent

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

8 jours

Entre 6 mois et 2 ans

1 mois

Au moins 2 ans

2 mois

L'ancienneté est calculée jusqu'à la date d'envoi de la lettre de notification du licenciement. Elle est calculée en prenant en compte l'ensemble des contrats conclus avec l'agent. Les contrats séparés par une interruption de fonctions sont pris en compte si l'interruption ne dépasse pas 4 mois et si elle n'est pas due à une démission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Le préavis débute à la date de présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement.

L'agent peut renoncer à tout moment au préavis.

Demande de reclassement

L'agent doit présenter sa demande de reclassement dans un délai qui varie selon son ancienneté :

Délai de demande de reclassement

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

4 jours

Entre 6 mois et 2 ans

15 mois

Au moins 2 ans

1 mois

Si l'agent est en CDD, il peut prĂ©senter une demande de reclassement si la date de fin de son contrat est postĂ©rieure Ă  la date de sa demande de reclassement. Un emploi de reclassement peut lui ĂȘtre proposĂ© pour la pĂ©riode restant Ă  courir avant la date de fin de son contrat.

Le reclassement s'effectue sur un emploi de mĂȘme catĂ©gorie hiĂ©rarchique que l'emploi prĂ©cĂ©dent ou, en l'absence d'un tel emploi, sur un emploi de catĂ©gorie infĂ©rieure avec l'accord de l'agent.

L'emploi proposé est adapté à l'état de santé de l'agent et compatible avec ses compétences professionnelles. Ainsi, la proposition d'emploi tient compte des recommandations médicales concernant l'aptitude de l'agent à occuper d'autres fonctions dans son administration.

L'offre de reclassement est écrite et précise. Elle concerne les emplois des services relevant de l'autorité ayant recruté l'agent.

Licenciement en cas d'absence de reclassement

Lorsque l'agent refuse le bénéfice de la procédure de reclassement ou s'il ne formule pas sa demande dans le délai imparti, il est licencié à la fin du préavis.

Quand l'agent a demandĂ© son reclassement et qu'aucun emploi ne peut lui ĂȘtre proposĂ© avant la fin du prĂ©avis, il est mis en congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ©, Ă  la fin de son prĂ©avis dans l'attente d'un reclassement. La durĂ©e maximale de ce congĂ© est de 3 mois.

Le placement en congé sans traitement retarde la date du licenciement. Une attestation de suspension du contrat de travail du fait de l'administration est remise à l'agent.

Pendant ce congé non rémunéré, l'agent est considéré comme involontairement privé d'emploi et peut bénéficier, à sa demande, des allocations chÎmage.

L'agent peut revenir sur sa demande de reclassement, à tout moment, au cours du congé non rémunéré. Il est alors licencié.

S'il refuse l'emploi proposé ou en cas d'impossibilité de reclassement à la fin du congé non rémunéré de 3 mois, l'agent est licencié.

Indemnité de licenciement

L'agent licencié a droit à une indemnité de licenciement sauf :

  • s'il est fonctionnaire dĂ©tachĂ© en qualitĂ© d'agent contractuel,
  • ou s'il a au moins 62 ans et remplit la condition de durĂ©e d'assurance vieillesse pour bĂ©nĂ©ficier d'une retraite Ă  taux plein,

Montant

L'indemnité de licenciement est égale à 1/2 mois de salaire pour chacune des 12 premiÚres années de services et à 1/3 de mois de salaire pour chacune des années suivantes.

Son montant est limité à 12 mois de salaire.

Toute fraction de services supérieure ou égale à 6 mois compte pour un an, toute fraction de services inférieure à 6 mois n'est pas pris en compte.

Si l'agent Ă©tait en CDD, le nombre d'annĂ©es pris en compte ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur au nombre de mois qui restait Ă  courir jusqu'au terme normal du contrat.

Si l'agent a au moins 62 ans et ne remplit pas la condition de durée d'assurance vieillesse pour bénéficier d'une retraite à taux plein, l'indemnité est réduite de 1,67 % par mois de service accompli au-delà de 62 ans.

La rémunération prise en compte est la derniÚre rémunération, nette de cotisations de sécurité sociale, perçue au cours du mois précédant le licenciement.

Le supplément familial de traitement, les indemnités pour travaux supplémentaires et les autres indemnités accessoires ne sont pas prises en compte.

Si l'agent travaillait à temps partiel, la rémunération prise en compte est celle qu'il aurait perçue s'il avait travaillé à temps plein.

Si l'agent était en congé de maladie à demi-traitement ou en congé non rémunéré, la rémunération prise en compte est sa derniÚre rémunération à plein traitement.

Calcul de l’anciennetĂ©

L'ancienneté prise en compte est calculée à partir de la date de début du contrat jusqu'à la date d'effet du licenciement, compte tenu des droits à congés annuels restant dû et de la durée du préavis.

Si l'agent a eu plusieurs contrats successifs sans interruption, la date de dĂ©but de contrat pris en compte est la date de dĂ©but du 1er contrat. En cas d'interruption entre les contrats, la date de dĂ©but de contrat retenue est Ă©galement la date de dĂ©but du 1er contrat, si l’interruption n'a pas dĂ©passĂ© 2 mois et n'est pas due Ă  la dĂ©mission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Les périodes accomplies à temps partiel sont prises en compte proportionnellement à la durée de travail effectuée.

Versement

L'indemnité de licenciement est versée par l'administration en une seule fois.

Régime social et fiscal

L'indemnité de licenciement est soumise à cotisations sociales, CSG, CRDSet est imposable sur le revenu.

Indemnité compensatrice de congés annuels

L'agent a droit à une indemnité compensatrice de congés annuels s'il n'a pas pu prendre tous ses congés annuels du fait de l'administration.

Cette indemnité est égale au 1/10e de la rémunération totale brute perçue entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année en cours. Elle est proportionnelle au nombre de jours de congés annuels non pris.

Elle ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure au montant de la rĂ©munĂ©ration que l'agent aurait perçue pendant la pĂ©riode de congĂ©s dus et non pris.

Elle est soumise aux mĂȘmes cotisations que la rĂ©munĂ©ration de l'agent.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es
  • S'il y a lieu, pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif.

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage, s'il remplit les conditions requises.

De quoi s'agit-il ?

L'agent peut ĂȘtre licenciĂ© en cas de suppression du besoin ou de l'emploi qui a justifiĂ© son recrutement.

Ce cas de licenciement concerne les agents recrutés sur des emplois permanents.

Le licenciement ne peut ĂȘtre prononcĂ© que lorsque le reclassement de l'agent dans un autre emploi n'est pas possible.

Procédure

Entretien préalable

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable.

La convocation à l'entretien est effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

L'agent peut se faire accompagner Ă  l'entretien par la ou les personnes de son choix.

Au cours de l'entretien, l'administration indique à l'agent le motif du licenciement. Elle lui indique également le délai dans lequel il doit présenter une demande écrite de reclassement et les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront présentées.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents, une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

L'administration notifie à l'agent sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre précise le motif du licenciement et la date à laquelle il doit intervenir, compte tenu des droits à congés annuels restant dus et de la durée du préavis.

Cette lettre invite également l'agent à présenter une demande écrite de reclassement et indique les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront adressées.

Préavis

L'agent a droit à un préavis de licenciement dont la durée varie selon son ancienneté :

Durée du préavis en fonction de l'ancienneté de l'agent

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

8 jours

Entre 6 mois et 2 ans

1 mois

Au moins 2 ans

2 mois

L'ancienneté est calculée jusqu'à la date d'envoi de la lettre de notification du licenciement. Elle est calculée en prenant en compte l'ensemble des contrats conclus avec l'agent. Les contrats séparés par une interruption de fonctions sont pris en compte si l'interruption ne dépasse pas 4 mois et si elle n'est pas due à une démission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Le préavis débute à la date de présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement.

Demande de reclassement

L'agent doit présenter sa demande de reclassement dans un délai qui varie selon son ancienneté :

Délai de demande de reclassement

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

4 jours

Entre 6 mois et 2 ans

15 mois

Au moins 2 ans

1 mois

Si l'agent est en CDD, il peut prĂ©senter une demande de reclassement si la date de fin de son contrat est postĂ©rieure Ă  la date de sa demande de reclassement. Un emploi de reclassement peut lui ĂȘtre proposĂ© pour la pĂ©riode restant Ă  courir avant la date de fin de son contrat.

Le reclassement s'effectue sur un emploi de mĂȘme catĂ©gorie hiĂ©rarchique que l'emploi prĂ©cĂ©dent ou, en l'absence d'un tel emploi, sur un emploi de catĂ©gorie infĂ©rieure avec l'accord de l'agent.

L'emploi proposé est compatible avec les compétences professionnelles de l'agent.

L'offre de reclassement est écrite et précise. Elle concerne les emplois des services relevant de l'autorité ayant recruté l'agent.

Licenciement en cas d'absence de reclassement

Lorsque l'agent refuse le bénéfice de la procédure de reclassement ou s'il ne formule pas sa demande dans le délai imparti, il est licencié à la fin du préavis.

Quand l'agent a demandĂ© son reclassement et qu'aucun emploi ne peut lui ĂȘtre proposĂ© avant la fin du prĂ©avis, il est mis en congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ©, Ă  la fin de son prĂ©avis dans l'attente d'un reclassement. La durĂ©e maximale de ce congĂ© est de 3 mois.

Le placement en congé sans traitement retarde la date du licenciement. Une attestation de suspension du contrat de travail du fait de l'administration est remise à l'agent.

Pendant ce congé non rémunéré, l'agent est considéré comme involontairement privé d'emploi et peut bénéficier, à sa demande, des allocations chÎmage.

L'agent peut revenir sur sa demande de reclassement, à tout moment, au cours du congé non rémunéré. Il est alors licencié.

S'il refuse l'emploi proposé ou en cas d'impossibilité de reclassement à la fin du congé non rémunéré de 3 mois, l'agent est licencié.

Indemnité de licenciement

L'agent licencié a droit à une indemnité de licenciement sauf :

  • s'il est fonctionnaire dĂ©tachĂ© en qualitĂ© d'agent contractuel,
  • ou s'il a au moins 62 ans et remplit la condition de durĂ©e d'assurance vieillesse pour bĂ©nĂ©ficier d'une retraite Ă  taux plein,
  • ou s'il retrouve immĂ©diatement un emploi Ă©quivalent dans une collectivitĂ© territoriale ou dans une sociĂ©tĂ© d'Ă©conomie mixte dans laquelle l'État ou une collectivitĂ© territoriale a une participation majoritaire.

Montant

L'indemnité de licenciement est égale à 1/2 mois de salaire pour chacune des 12 premiÚres années de services et à 1/3 de mois de salaire pour chacune des années suivantes.

Son montant est limité à 12 mois de salaire.

Toute fraction de services supérieure ou égale à 6 mois compte pour un an, toute fraction de services inférieure à 6 mois n'est pas pris en compte.

Si l'agent Ă©tait en CDD, le nombre d'annĂ©es pris en compte ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur au nombre de mois qui restait Ă  courir jusqu'au terme normal du contrat.

Si l'agent a au moins 62 ans et ne remplit pas la condition de durée d'assurance vieillesse pour bénéficier d'une retraite à taux plein, l'indemnité est réduite de 1,67 % par mois de service accompli au-delà de 62 ans.

La rémunération prise en compte est la derniÚre rémunération, nette de cotisations de sécurité sociale, perçue au cours du mois précédant le licenciement.

Le supplément familial de traitement, les indemnités pour travaux supplémentaires et les autres indemnités accessoires ne sont pas prises en compte.

Si l'agent travaillait à temps partiel, la rémunération prise en compte est celle qu'il aurait perçue s'il avait travaillé à temps plein.

Si l'agent était en congé de maladie à demi-traitement ou en congé non rémunéré, la rémunération prise en compte est sa derniÚre rémunération à plein traitement.

Calcul de l’anciennetĂ©

L'ancienneté prise en compte est calculée à partir de la date de début du contrat jusqu'à la date d'effet du licenciement, compte tenu des droits à congés annuels restant dû et de la durée du préavis.

Si l'agent a eu plusieurs contrats successifs sans interruption, la date de dĂ©but de contrat pris en compte est la date de dĂ©but du 1er contrat. En cas d'interruption entre les contrats, la date de dĂ©but de contrat retenue est Ă©galement la date de dĂ©but du 1er contrat, si l’interruption n'a pas dĂ©passĂ© 2 mois et n'est pas due Ă  la dĂ©mission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Les périodes accomplies à temps partiel sont prises en compte proportionnellement à la durée de travail effectuée.

Versement

L'indemnité de licenciement est versée par l'administration en une seule fois.

Régime social et fiscal

L'indemnité de licenciement est soumise à cotisations sociales, CSG, CRDSet est imposable sur le revenu.

Indemnité compensatrice de congés annuels

L'agent a droit à une indemnité compensatrice de congés annuels s'il n'a pas pu prendre tous ses congés annuels du fait de l'administration.

Cette indemnité est égale au 1/10e de la rémunération totale brute perçue entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année en cours. Elle est proportionnelle au nombre de jours de congés annuels non pris.

Elle ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure au montant de la rĂ©munĂ©ration que l'agent aurait perçue pendant la pĂ©riode de congĂ©s dus et non pris.

Elle est soumise aux mĂȘmes cotisations que la rĂ©munĂ©ration de l'agent.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es
  • S'il y a lieu, pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif.

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage, s'il remplit les conditions requises.

De quoi s'agit-il ?

L'agent peut ĂȘtre licenciĂ© en cas de transformation du besoin ou de l'emploi qui a justifiĂ© son recrutement.

Ce cas de licenciement concerne l'agent recruté sur un emploi emploi permanent et l'agent recruté sur un emploi non permanent par contrat de projet.

L'administration peut proposer à l'agent la modification d'un élément substantiel du contrat de travail tel que la durée de travail ou un changement du lieu de travail.

Elle peut aussi proposer une modification des fonctions de l'agent, Ă  condition que cette modification soit compatible avec la qualification professionnelle de l'agent.

La proposition de modification est adressée à l'agent par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre informe l'agent qu'il dispose d'un mois à partir de sa réception pour faire connaßtre son acceptation ou son refus. En l'absence de réponse dans ce délai d'un mois, l'agent est considéré avoir refusé la modification proposée.

Le licenciement d'un contractuel occupant un emploi permanent qui refuse la proposition de modification d'un Ă©lĂ©ment substantiel de son contrat ne peut ĂȘtre prononcĂ© que lorsque son reclassement dans un autre emploi n'est pas possible.

Le contractuel employé sur un emploi non permanent par contrat de projet qui refuse la proposition de modification d'un élément substantiel de son contrat ne bénéficie pas du reclassement.

Procédure

Entretien préalable

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable.

La convocation à l'entretien est effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

L'agent peut se faire accompagner Ă  l'entretien par la ou les personnes de son choix.

Au cours de l'entretien, l'administration indique à l'agent le motif du licenciement. Elle lui indique également le délai dans lequel il doit présenter une demande écrite de reclassement et les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront présentées.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents, une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

L'administration notifie à l'agent sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre précise le motif du licenciement et la date à laquelle il doit intervenir, compte tenu des droits à congés annuels restant dus et de la durée du préavis.

Cette lettre invite également l'agent à présenter une demande écrite de reclassement et indique les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront adressées.

Préavis

L'agent a droit à un préavis de licenciement dont la durée varie selon son ancienneté :

Durée du préavis en fonction de l'ancienneté de l'agent

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

8 jours

Entre 6 mois et 2 ans

1 mois

Au moins 2 ans

2 mois

L'ancienneté est calculée jusqu'à la date d'envoi de la lettre de notification du licenciement. Elle est calculée en prenant en compte l'ensemble des contrats conclus avec l'agent. Les contrats séparés par une interruption de fonctions sont pris en compte si l'interruption ne dépasse pas 4 mois et si elle n'est pas due à une démission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Le préavis débute à la date de présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement.

Demande de reclassement du contractuel employé sur un emploi permanent

L'agent doit présenter sa demande de reclassement dans un délai qui varie selon son ancienneté :

Délai de demande de reclassement

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

4 jours

Entre 6 mois et 2 ans

15 mois

Au moins 2 ans

1 mois

Si l'agent est en CDD, il peut prĂ©senter une demande de reclassement si la date de fin de son contrat est postĂ©rieure Ă  la date de sa demande de reclassement. Un emploi de reclassement peut lui ĂȘtre proposĂ© pour la pĂ©riode restant Ă  courir avant la date de fin de son contrat.

Le reclassement s'effectue sur un emploi de mĂȘme catĂ©gorie hiĂ©rarchique que l'emploi prĂ©cĂ©dent ou, en l'absence d'un tel emploi, sur un emploi de catĂ©gorie infĂ©rieure avec l'accord de l'agent.

L'emploi proposé est compatible avec les compétences professionnelles de l'agent.

L'offre de reclassement est écrite et précise. Elle concerne les emplois des services relevant de l'autorité ayant recruté l'agent.

Licenciement en cas d'absence de reclassement

Lorsque l'agent refuse le bénéfice de la procédure de reclassement ou s'il ne formule pas sa demande dans le délai imparti, il est licencié à la fin du préavis.

Quand l'agent a demandĂ© son reclassement et qu'aucun emploi ne peut lui ĂȘtre proposĂ© avant la fin du prĂ©avis, il est mis en congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ©, Ă  la fin de son prĂ©avis dans l'attente d'un reclassement. La durĂ©e maximale de ce congĂ© est de 3 mois.

Le placement en congé sans traitement retarde la date du licenciement. Une attestation de suspension du contrat de travail du fait de l'administration est remise à l'agent.

Pendant ce congé non rémunéré, l'agent est considéré comme involontairement privé d'emploi et peut bénéficier, à sa demande, des allocations chÎmage.

L'agent peut revenir sur sa demande de reclassement, à tout moment, au cours du congé non rémunéré. Il est alors licencié.

S'il refuse l'emploi proposé ou en cas d'impossibilité de reclassement à la fin du congé non rémunéré de 3 mois, l'agent est licencié.

Indemnité de licenciement

L'agent licencié a droit à une indemnité de licenciement sauf :

  • s'il est fonctionnaire dĂ©tachĂ© en qualitĂ© d'agent contractuel,
  • ou s'il a au moins 62 ans et remplit la condition de durĂ©e d'assurance vieillesse pour bĂ©nĂ©ficier d'une retraite Ă  taux plein,
  • ou s'il retrouve immĂ©diatement un emploi Ă©quivalent dans une collectivitĂ© territoriale ou dans une sociĂ©tĂ© d'Ă©conomie mixte dans laquelle l'État ou une collectivitĂ© territoriale a une participation majoritaire.

Montant

L'indemnité de licenciement est égale à 1/2 mois de salaire pour chacune des 12 premiÚres années de services et à 1/3 de mois de salaire pour chacune des années suivantes.

Son montant est limité à 12 mois de salaire.

Toute fraction de services supérieure ou égale à 6 mois compte pour un an, toute fraction de services inférieure à 6 mois n'est pas pris en compte.

Si l'agent Ă©tait en CDD, le nombre d'annĂ©es pris en compte ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur au nombre de mois qui restait Ă  courir jusqu'au terme normal du contrat.

Si l'agent a au moins 62 ans et ne remplit pas la condition de durée d'assurance vieillesse pour bénéficier d'une retraite à taux plein, l'indemnité est réduite de 1,67 % par mois de service accompli au-delà de 62 ans.

La rémunération prise en compte est la derniÚre rémunération, nette de cotisations de sécurité sociale, perçue au cours du mois précédant le licenciement.

Le supplément familial de traitement, les indemnités pour travaux supplémentaires et les autres indemnités accessoires ne sont pas prises en compte.

Si l'agent travaillait à temps partiel, la rémunération prise en compte est celle qu'il aurait perçue s'il avait travaillé à temps plein.

Si l'agent était en congé de maladie à demi-traitement ou en congé non rémunéré, la rémunération prise en compte est sa derniÚre rémunération à plein traitement.

Calcul de l’anciennetĂ©

L'ancienneté prise en compte est calculée à partir de la date de début du contrat jusqu'à la date d'effet du licenciement, compte tenu des droits à congés annuels restant dû et de la durée du préavis.

Si l'agent a eu plusieurs contrats successifs sans interruption, la date de dĂ©but de contrat pris en compte est la date de dĂ©but du 1er contrat. En cas d'interruption entre les contrats, la date de dĂ©but de contrat retenue est Ă©galement la date de dĂ©but du 1er contrat, si l’interruption n'a pas dĂ©passĂ© 2 mois et n'est pas due Ă  la dĂ©mission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Les périodes accomplies à temps partiel sont prises en compte proportionnellement à la durée de travail effectuée.

Versement

L'indemnité de licenciement est versée par l'administration en une seule fois.

Régime social et fiscal

L'indemnité de licenciement est soumise à cotisations sociales, CSG, CRDSet est imposable sur le revenu.

Indemnité compensatrice de congés annuels

L'agent a droit à une indemnité compensatrice de congés annuels s'il n'a pas pu prendre tous ses congés annuels du fait de l'administration.

Cette indemnité est égale au 1/10e de la rémunération totale brute perçue entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année en cours. Elle est proportionnelle au nombre de jours de congés annuels non pris.

Elle ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure au montant de la rĂ©munĂ©ration que l'agent aurait perçue pendant la pĂ©riode de congĂ©s dus et non pris.

Elle est soumise aux mĂȘmes cotisations que la rĂ©munĂ©ration de l'agent.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es
  • S'il y a lieu, pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif.

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage, s'il remplit les conditions requises.

De quoi s'agit-il ?

L'agent peut ĂȘtre licenciĂ© en cas de recrutement d'un fonctionnaire sur son poste.

Ce cas de licenciement concerne les agents recrutés sur des emplois permanents.

Le licenciement ne peut ĂȘtre prononcĂ© que lorsque le reclassement de l'agent dans un autre emploi n'est pas possible.

Procédure

Entretien préalable

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable.

La convocation à l'entretien est effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

L'agent peut se faire accompagner Ă  l'entretien par la ou les personnes de son choix.

Au cours de l'entretien, l'administration indique à l'agent le motif du licenciement. Elle lui indique également le délai dans lequel il doit présenter une demande écrite de reclassement et les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront présentées.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents, une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

L'administration notifie à l'agent sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre précise le motif du licenciement et la date à laquelle il doit intervenir, compte tenu des droits à congés annuels restant dus et de la durée du préavis.

Cette lettre invite également l'agent à présenter une demande écrite de reclassement et indique les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront adressées.

Préavis

L'agent a droit à un préavis de licenciement dont la durée varie selon son ancienneté :

Durée du préavis en fonction de l'ancienneté de l'agent

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

8 jours

Entre 6 mois et 2 ans

1 mois

Au moins 2 ans

2 mois

L'ancienneté est calculée jusqu'à la date d'envoi de la lettre de notification du licenciement. L'ensemble des contrats conclus avec l'agent est pris en compte. Les contrats séparés par une interruption de fonctions sont pris en compte si l'interruption ne dépasse pas 4 mois et si elle n'est pas due à une démission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Le préavis débute à la date de présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement.

Demande de reclassement

L'agent doit présenter sa demande de reclassement dans un délai qui varie selon son ancienneté :

Délai de demande de reclassement

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

4 jours

Entre 6 mois et 2 ans

15 mois

Au moins 2 ans

1 mois

Si l'agent est en CDD, il peut prĂ©senter une demande de reclassement si la date de fin de son contrat est postĂ©rieure Ă  la date de sa demande de reclassement. Un emploi de reclassement peut lui ĂȘtre proposĂ© pour la pĂ©riode restant Ă  courir avant la date de fin de son contrat.

Le reclassement s'effectue sur un emploi de mĂȘme catĂ©gorie hiĂ©rarchique que l'emploi prĂ©cĂ©dent ou, en l'absence d'un tel emploi, sur un emploi de catĂ©gorie infĂ©rieure avec l'accord de l'agent.

L'emploi proposé est compatible avec les compétences professionnelles de l'agent.

L'offre de reclassement est écrite et précise. Elle concerne les emplois des services relevant de l'autorité ayant recruté l'agent.

Licenciement en cas d'absence de reclassement

Lorsque l'agent refuse le bénéfice de la procédure de reclassement ou s'il ne formule pas sa demande dans le délai imparti, il est licencié à la fin du préavis.

Quand l'agent a demandĂ© son reclassement et qu'aucun emploi ne peut lui ĂȘtre proposĂ© avant la fin du prĂ©avis, il est mis en congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ©, Ă  la fin de son prĂ©avis dans l'attente d'un reclassement. La durĂ©e maximale de ce congĂ© est de 3 mois.

Le placement en congé sans traitement retarde la date du licenciement. Une attestation de suspension du contrat de travail du fait de l'administration est remise à l'agent.

Pendant ce congé non rémunéré, l'agent est considéré comme involontairement privé d'emploi et peut bénéficier, à sa demande, des allocations chÎmage.

L'agent peut revenir sur sa demande de reclassement, à tout moment, au cours du congé non rémunéré. Il est alors licencié.

S'il refuse l'emploi proposé ou en cas d'impossibilité de reclassement à la fin du congé non rémunéré de 3 mois, l'agent est licencié.

Indemnité de licenciement

L'agent licencié a droit à une indemnité de licenciement sauf :

  • s'il est fonctionnaire dĂ©tachĂ© en qualitĂ© d'agent contractuel,
  • ou s'il a au moins 62 ans et remplit la condition de durĂ©e d'assurance vieillesse pour bĂ©nĂ©ficier d'une retraite Ă  taux plein,
  • ou s'il retrouve immĂ©diatement un emploi Ă©quivalent dans une collectivitĂ© territoriale ou dans une sociĂ©tĂ© d'Ă©conomie mixte dans laquelle l'État ou une collectivitĂ© territoriale a une participation majoritaire.

Montant

L'indemnité de licenciement est égale à 1/2 mois de salaire pour chacune des 12 premiÚres années de services et à 1/3 de mois de salaire pour chacune des années suivantes.

Son montant est limité à 12 mois de salaire.

Toute fraction de services supérieure ou égale à 6 mois compte pour un an, toute fraction de services inférieure à 6 mois n'est pas pris en compte.

Si l'agent Ă©tait en CDD, le nombre d'annĂ©es pris en compte ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur au nombre de mois qui restait Ă  courir jusqu'au terme normal du contrat.

Si l'agent a au moins 62 ans et ne remplit pas la condition de durée d'assurance vieillesse pour bénéficier d'une retraite à taux plein, l'indemnité est réduite de 1,67 % par mois de service accompli au-delà de 62 ans.

La rémunération prise en compte est la derniÚre rémunération, nette de cotisations de sécurité sociale, perçue au cours du mois précédant le licenciement.

Le supplément familial de traitement, les indemnités pour travaux supplémentaires et les autres indemnités accessoires ne sont pas prises en compte.

Si l'agent travaillait à temps partiel, la rémunération prise en compte est celle qu'il aurait perçue s'il avait travaillé à temps plein.

Si l'agent était en congé de maladie à demi-traitement ou en congé non rémunéré, la rémunération prise en compte est sa derniÚre rémunération à plein traitement.

Calcul de l’anciennetĂ©

L'ancienneté prise en compte est calculée à partir de la date de début du contrat jusqu'à la date d'effet du licenciement, compte tenu des droits à congés annuels restant dû et de la durée du préavis.

Si l'agent a eu plusieurs contrats successifs sans interruption, la date de dĂ©but de contrat pris en compte est la date de dĂ©but du 1er contrat. En cas d'interruption entre les contrats, la date de dĂ©but de contrat retenue est Ă©galement la date de dĂ©but du 1er contrat, si l’interruption n'a pas dĂ©passĂ© 2 mois et n'est pas due Ă  la dĂ©mission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Les périodes accomplies à temps partiel sont prises en compte proportionnellement à la durée de travail effectuée.

Versement

L'indemnité de licenciement est versée par l'administration en une seule fois.

Régime social et fiscal

L'indemnité de licenciement est soumise à cotisations sociales, CSG, CRDSet est imposable sur le revenu.

Indemnité compensatrice de congés annuels

L'agent a droit à une indemnité compensatrice de congés annuels s'il n'a pas pu prendre tous ses congés annuels du fait de l'administration.

Cette indemnité est égale au 1/10e de la rémunération totale brute perçue entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année en cours. Elle est proportionnelle au nombre de jours de congés annuels non pris.

Elle ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure au montant de la rĂ©munĂ©ration que l'agent aurait perçue pendant la pĂ©riode de congĂ©s dus et non pris.

Elle est soumise aux mĂȘmes cotisations que la rĂ©munĂ©ration de l'agent.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es
  • S'il y a lieu, pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif.

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage, s'il remplit les conditions requises.

De quoi s'agit-il ?

L'agent peut ĂȘtre licenciĂ© s'il refuse une modification d'un Ă©lĂ©ment substantiel de son contrat proposĂ©e par l'administration.

La modification peut porter sur la durée de travail ou le lieu de travail de l'agent.

Elle peut consister en la modification des fonctions de l'agent, Ă  condition que cette modification soit compatible avec sa qualification professionnelle.

Ce cas de licenciement concerne l'agent recruté sur un emploi emploi permanent et l'agent recruté sur un emploi non permanent par contrat de projet.

La proposition de modification est adressée à l'agent par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre informe l'agent qu'il dispose d'un mois à partir de sa réception pour faire connaßtre son acceptation ou son refus. En l'absence de réponse dans ce délai d'un mois, l'agent est considéré avoir refusé la modification proposée.

Le licenciement d'un contractuel occupant un emploi permanent qui refuse la proposition de modification d'un Ă©lĂ©ment substantiel de son contrat ne peut ĂȘtre prononcĂ© que lorsque son reclassement dans un autre emploi n'est pas possible.

Le contractuel employé sur un emploi non permanent par contrat de projet qui refuse la proposition de modification d'un élément substantiel de son contrat ne bénéficie pas du reclassement.

Procédure

Entretien préalable

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable.

La convocation à l'entretien est effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

L'agent peut se faire accompagner Ă  l'entretien par la ou les personnes de son choix.

Au cours de l'entretien, l'administration indique à l'agent le motif du licenciement. Elle lui indique également le délai dans lequel il doit présenter une demande écrite de reclassement et les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront présentées.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents, une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

L'administration notifie à l'agent sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre précise le motif du licenciement et la date à laquelle il doit intervenir, compte tenu des droits à congés annuels restant dus et de la durée du préavis.

Cette lettre invite également l'agent à présenter une demande écrite de reclassement et indique les conditions dans lesquelles les offres de reclassement lui seront adressées.

Préavis

L'agent a droit à un préavis de licenciement dont la durée varie selon son ancienneté :

Durée du préavis en fonction de l'ancienneté de l'agent

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

8 jours

Entre 6 mois et 2 ans

1 mois

Au moins 2 ans

2 mois

L'ancienneté est calculée jusqu'à la date d'envoi de la lettre de notification du licenciement. Elle est calculée en prenant en compte l'ensemble des contrats conclus avec l'agent. Les contrats séparés par une interruption de fonctions sont pris en compte si l'interruption ne dépasse pas 4 mois et si elle n'est pas due à une démission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Le préavis débute à la date de présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement.

Demande de reclassement du contractuel employé sur un emploi permanent

L'agent doit présenter sa demande de reclassement dans un délai qui varie selon son ancienneté :

Délai de demande de reclassement

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

4 jours

Entre 6 mois et 2 ans

15 mois

Au moins 2 ans

1 mois

Si l'agent est en CDD, il peut prĂ©senter une demande de reclassement si la date de fin de son contrat est postĂ©rieure Ă  la date de sa demande de reclassement. Un emploi de reclassement peut lui ĂȘtre proposĂ© pour la pĂ©riode restant Ă  courir avant la date de fin de son contrat.

Le reclassement s'effectue sur un emploi de mĂȘme catĂ©gorie hiĂ©rarchique que l'emploi prĂ©cĂ©dent ou, en l'absence d'un tel emploi, sur un emploi de catĂ©gorie infĂ©rieure avec l'accord de l'agent.

L'emploi proposé est compatible avec les compétences professionnelles de l'agent.

L'offre de reclassement est écrite et précise. Elle concerne les emplois des services relevant de l'autorité ayant recruté l'agent.

Licenciement en cas d'absence de reclassement

Lorsque l'agent refuse le bénéfice de la procédure de reclassement ou s'il ne formule pas sa demande dans le délai imparti, il est licencié à la fin du préavis.

Quand l'agent a demandĂ© son reclassement et qu'aucun emploi ne peut lui ĂȘtre proposĂ© avant la fin du prĂ©avis, il est mis en congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ©, Ă  la fin de son prĂ©avis dans l'attente d'un reclassement. La durĂ©e maximale de ce congĂ© est de 3 mois.

Le placement en congé sans traitement retarde la date du licenciement. Une attestation de suspension du contrat de travail du fait de l'administration est remise à l'agent.

Pendant ce congé non rémunéré, l'agent est considéré comme involontairement privé d'emploi et peut bénéficier, à sa demande, des allocations chÎmage.

L'agent peut revenir sur sa demande de reclassement, à tout moment, au cours du congé non rémunéré. Il est alors licencié.

S'il refuse l'emploi proposé ou en cas d'impossibilité de reclassement à la fin du congé non rémunéré de 3 mois, l'agent est licencié.

Indemnité de licenciement

L'agent licencié a droit à une indemnité de licenciement sauf :

  • s'il est fonctionnaire dĂ©tachĂ© en qualitĂ© d'agent contractuel,
  • ou s'il a au moins 62 ans et remplit la condition de durĂ©e d'assurance vieillesse pour bĂ©nĂ©ficier d'une retraite Ă  taux plein,
  • ou s'il retrouve immĂ©diatement un emploi Ă©quivalent dans une collectivitĂ© territoriale ou dans une sociĂ©tĂ© d'Ă©conomie mixte dans laquelle l'État ou une collectivitĂ© territoriale a une participation majoritaire.

Montant

L'indemnité de licenciement est égale à 1/2 mois de salaire pour chacune des 12 premiÚres années de services et à 1/3 de mois de salaire pour chacune des années suivantes.

Son montant est limité à 12 mois de salaire.

Toute fraction de services supérieure ou égale à 6 mois compte pour un an, toute fraction de services inférieure à 6 mois n'est pas pris en compte.

Si l'agent Ă©tait en CDD, le nombre d'annĂ©es pris en compte ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur au nombre de mois qui restait Ă  courir jusqu'au terme normal du contrat.

Si l'agent a au moins 62 ans et ne remplit pas la condition de durée d'assurance vieillesse pour bénéficier d'une retraite à taux plein, l'indemnité est réduite de 1,67 % par mois de service accompli au-delà de 62 ans.

La rémunération prise en compte est la derniÚre rémunération, nette de cotisations de sécurité sociale, perçue au cours du mois précédant le licenciement.

Le supplément familial de traitement, les indemnités pour travaux supplémentaires et les autres indemnités accessoires ne sont pas prises en compte.

Si l'agent travaillait à temps partiel, la rémunération prise en compte est celle qu'il aurait perçue s'il avait travaillé à temps plein.

Si l'agent était en congé de maladie à demi-traitement ou en congé non rémunéré, la rémunération prise en compte est sa derniÚre rémunération à plein traitement.

Calcul de l’anciennetĂ©

L'ancienneté prise en compte est calculée à partir de la date de début du contrat jusqu'à la date d'effet du licenciement, compte tenu des droits à congés annuels restant dû et de la durée du préavis.

Si l'agent a eu plusieurs contrats successifs sans interruption, la date de dĂ©but de contrat pris en compte est la date de dĂ©but du 1er contrat. En cas d'interruption entre les contrats, la date de dĂ©but de contrat retenue est Ă©galement la date de dĂ©but du 1er contrat, si l’interruption n'a pas dĂ©passĂ© 2 mois et n'est pas due Ă  la dĂ©mission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Les périodes accomplies à temps partiel sont prises en compte proportionnellement à la durée de travail effectuée.

Versement

L'indemnité de licenciement est versée par l'administration en une seule fois.

Régime social et fiscal

L'indemnité de licenciement est soumise à cotisations sociales, CSG, CRDSet est imposable sur le revenu.

Indemnité compensatrice de congés annuels

L'agent a droit à une indemnité compensatrice de congés annuels s'il n'a pas pu prendre tous ses congés annuels du fait de l'administration.

Cette indemnité est égale au 1/10e de la rémunération totale brute perçue entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année en cours. Elle est proportionnelle au nombre de jours de congés annuels non pris.

Elle ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure au montant de la rĂ©munĂ©ration que l'agent aurait perçue pendant la pĂ©riode de congĂ©s dus et non pris.

Elle est soumise aux mĂȘmes cotisations que la rĂ©munĂ©ration de l'agent.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es
  • S'il y a lieu, pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif.

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage, s'il remplit les conditions requises.

De quoi s'agit-il ?

L'agent peut ĂȘtre licenciĂ© si son administration ne peut pas le rĂ©intĂ©grer sur son emploi prĂ©cĂ©dent ou sur un emploi similaire assorti d'une rĂ©munĂ©ration Ă©quivalente Ă  l'issue d'un congĂ© non rĂ©munĂ©rĂ©.

Cela peut se produire à l'issue de l'un des congés suivants :

  • CongĂ© de maladie
  • CongĂ© de maternitĂ©, d'adoption ou de paternitĂ©
  • CongĂ© pour Ă©lever un enfant de moins de 8 ans
  • CongĂ© pour donner des soins Ă  un enfant Ă  charge, Ă  l'Ă©poux(se), au partenaire de Pacs, Ă  un ascendant Ă  la suite d'un accident ou d'une maladie grave ou atteint d'un handicap nĂ©cessitant la prĂ©sence d'une tierce personne
  • CongĂ© pour suivre son Ă©poux(se) ou son partenaire de Pacs tenu de dĂ©mĂ©nager pour des raisons professionnelles
  • CongĂ© de prĂ©sence parentale
  • CongĂ© pour raison de famille
  • CongĂ© pour convenances personnelles
  • CongĂ© pour crĂ©ation ou reprise d'entreprise
  • CongĂ© pour suivre un cycle prĂ©paratoire Ă  un concours d'accĂšs Ă  un emploi public ou une pĂ©riode probatoire ou une pĂ©riode de scolaritĂ© prĂ©alable Ă  une nomination dans un emploi public
  • CongĂ© parental (s'il est mis fin au congĂ© Ă  la suite d'un contrĂŽle administratif)
  • CongĂ© de mobilitĂ©.

Aucun licenciement ne peut ĂȘtre prononcé :

  • pendant une pĂ©riode de grossesse mĂ©dicalement constatĂ©e,
  • ou pendant une pĂ©riode de 4 semaines suivant un congĂ© de maternitĂ©, de paternitĂ© ou d'adoption.

Si le licenciement est notifié avant la constatation médicale de la grossesse, l'agent peut justifier de son état par l'envoi d'un certificat médical dans les 15 jours suivant la notification du licenciement.

De mĂȘme, si le licenciement est notifiĂ© dans les 15 jours prĂ©cĂ©dant le placement d'un enfant pour adoption, l'agent peut envoyer, dans les 15 jours suivant la notification, une attestation du service de l'Ase.

Dans ces 2 cas, le licenciement est alors annulé. Toutefois, cette protection ne s'applique pas si l'administration est dans l'impossibilité de continuer à réemployer l'agent pour un motif autre que la grossesse, l'accouchement, la naissance ou l'adoption.

Procédure

Entretien préalable

Le licenciement doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© d'un entretien prĂ©alable.

La convocation à l'entretien est effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre indique l'objet de la convocation.

L'entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables aprÚs la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre.

L'agent peut se faire accompagner Ă  l'entretien par la ou les personnes de son choix.

Au cours de l'entretien, l'administration indique Ă  l'agent le motif du licenciement.

Consultation de la commission consultative paritaire (CCP)

La CCP est consultée sur le projet de décision de licenciement.

La consultation de la CCP doit intervenir avant l'entretien préalable en cas de licenciement d'un agent :

  • siĂ©geant au sein d'un organisme consultatif ou dont le mandat s'est terminĂ© au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents,
  • ou ayant obtenu au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dents, une autorisation d'absence pour assister Ă  un congrĂšs syndical ou une rĂ©union d'un organisme directeur,
  • ou dĂ©chargĂ© d'activitĂ© de service pour mandat syndical Ă  hauteur d'au moins 20 % de son temps de travail,
  • ou candidat non Ă©lu Ă  l'Ă©lection des reprĂ©sentants des personnels d'un organisme consultatif si le licenciement intervient dans les 6 mois suivant la date de ces Ă©lections.

Notification du licenciement

L'administration notifie à l'agent sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature.

Cette lettre précise le motif du licenciement et la date à laquelle il doit intervenir, compte tenu des droits à congés annuels restant dus et de la durée du préavis.

Préavis

L'agent a droit à un préavis de licenciement dont la durée varie selon son ancienneté :

Durée du préavis en fonction de l'ancienneté de l'agent

Ancienneté de l'agent

Durée du préavis

Inférieure à 6 mois

8 jours

Entre 6 mois et 2 ans

1 mois

Au moins 2 ans

2 mois

L'ancienneté est calculée jusqu'à la date d'envoi de la lettre de notification du licenciement. Elle est calculée en prenant en compte l'ensemble des contrats conclus avec l'agent. Les contrats séparés par une interruption de fonctions sont pris en compte si l'interruption ne dépasse pas 4 mois et si elle n'est pas due à une démission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Le préavis débute à la date de présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement.

Indemnité de licenciement

L'agent licencié a droit à une indemnité de licenciement sauf :

  • s'il est fonctionnaire dĂ©tachĂ© en qualitĂ© d'agent contractuel,
  • ou s'il a au moins 62 ans et remplit la condition de durĂ©e d'assurance vieillesse pour bĂ©nĂ©ficier d'une retraite Ă  taux plein,
  • ou s'il retrouve immĂ©diatement un emploi Ă©quivalent dans une collectivitĂ© territoriale ou dans une sociĂ©tĂ© d'Ă©conomie mixte dans laquelle l'État ou une collectivitĂ© territoriale a une participation majoritaire.

Montant

L'indemnité de licenciement est égale à 1/2 mois de salaire pour chacune des 12 premiÚres années de services et à 1/3 de mois de salaire pour chacune des années suivantes.

Son montant est limité à 12 mois de salaire.

Toute fraction de services supérieure ou égale à 6 mois compte pour un an, toute fraction de services inférieure à 6 mois n'est pas pris en compte.

Si l'agent Ă©tait en CDD, le nombre d'annĂ©es pris en compte ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur au nombre de mois qui restait Ă  courir jusqu'au terme normal du contrat.

Si l'agent a au moins 62 ans et ne remplit pas la condition de durée d'assurance vieillesse pour bénéficier d'une retraite à taux plein, l'indemnité est réduite de 1,67 % par mois de service accompli au-delà de 62 ans.

La rémunération prise en compte est la derniÚre rémunération perçue, nette de cotisations de sécurité sociale.

Le supplément familial de traitement, les indemnités pour travaux supplémentaires et les autres indemnités accessoires ne sont pas prises en compte.

Si l'agent travaillait à temps partiel, la rémunération prise en compte est celle qu'il aurait perçue s'il avait travaillé à temps plein.

Calcul de l’anciennetĂ©

L'ancienneté prise en compte est calculée à partir de la date de début du contrat jusqu'à la date d'effet du licenciement, compte tenu des droits à congés annuels restant dû et de la durée du préavis.

Si l'agent a eu plusieurs contrats successifs sans interruption, la date de dĂ©but de contrat pris en compte est la date de dĂ©but du 1er contrat. En cas d'interruption entre les contrats, la date de dĂ©but de contrat retenue est Ă©galement la date de dĂ©but du 1er contrat, si l’interruption n'a pas dĂ©passĂ© 2 mois et n'est pas due Ă  la dĂ©mission de l'agent.

Les congés suivants sont pris en compte dans le calcul de l'ancienneté :

Les congés autres que ceux énumérés ci-dessus qui ne sont pas pris en compte ne font pas perdre l'ancienneté acquise avant leur attribution.

Les périodes accomplies à temps partiel sont prises en compte proportionnellement à la durée de travail effectuée.

Versement

L'indemnité de licenciement est versée par l'administration en une seule fois.

Régime social et fiscal

L'indemnité de licenciement est soumise à cotisations sociales, CSG, CRDSet est imposable sur le revenu.

Indemnité compensatrice de congés annuels

L'agent a droit à une indemnité compensatrice de congés annuels s'il n'a pas pu prendre tous ses congés annuels du fait de l'administration.

Cette indemnité est égale au 1/10e de la rémunération totale brute perçue entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année en cours. Elle est proportionnelle au nombre de jours de congés annuels non pris.

Elle ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure au montant de la rĂ©munĂ©ration que l'agent aurait perçue pendant la pĂ©riode de congĂ©s dus et non pris.

Elle est soumise aux mĂȘmes cotisations que la rĂ©munĂ©ration de l'agent.

Certificat de fin de contrat

L'administration remet à l'agent un certificat qui contient les mentions suivantes :

  • Dates de dĂ©but et de fin de contrat(s)
  • Fonctions occupĂ©es, catĂ©gorie hiĂ©rarchique dont elles relĂšvent et durĂ©e pendant laquelle elles ont Ă©tĂ© exercĂ©es
  • S'il y a lieu, pĂ©riodes de congĂ©s non assimilĂ©es Ă  des pĂ©riodes de travail effectif.

Indemnisation chĂŽmage

L'agent peut bénéficier des allocations chÎmage, s'il remplit les conditions requises.

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