Fiche pratique
Déroulement d'un procÚs devant le tribunal de proximité (ex-tribunal d'instance)
Vérifié le 01/01/2020 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), MinistÚre chargé de la justice
Lors d'un procĂšs devant le tribunal, les conflits sont tranchĂ©s par un juge unique. La procĂ©dure peut, sur demande des parties, se dĂ©rouler sans audience. L'audience est tenue par un juge qui veille au bon dĂ©roulement des dĂ©bats. Il rend une dĂ©cision qui peut ĂȘtre contestĂ©e.
Avant de saisir le tribunal, le demandeur doit justifier d'une tentative de conciliation, de médiation ou de convention de procédure participative.
Le tribunal est saisi par requĂȘte ou par assignation.
Attention :
les rĂšgles de procĂ©dure doivent ĂȘtre respectĂ©es pour que le tribunal soit valablement saisi. L'affaire peut ne pas ĂȘtre jugĂ©e si le tribunal n'a pas Ă©tĂ© saisi correctement.
Le procÚs oppose le demandeur (celui qui lance la procédure) et le défendeur (celui qui est attaqué).
Les parties peuvent :
- ĂȘtre prĂ©sentes en personne Ă l'audience, Ă©ventuellement assistĂ©es par un avocat,
- ĂȘtre dispensĂ©es d'audience si elles en ont fait la demande,
- ou ĂȘtre absentes Ă l'audience mais reprĂ©sentĂ©es par un avocat ou par un tiers muni d'un Ă©crit.
OĂč sâadresser ?
La partie absente à l'audience qui se fait représenter par un tiers doit rédiger un document confiant la qualité de représentant à ce dernier. Il peut s'agir :
- de la personne avec qui elle vit en couple,
- de son pĂšre ou sa mĂšre,
- de son enfant,
- de son frĂšre ou sa sĆur, son neveu ou sa niĂšce,
- d'un de ses salariés, si la partie absente est un chef d'entreprise (un comptable peut représenter son patron),
- ou d'une personne travaillant pour son service personnel (aide Ă domicile par exemple).
Le reprĂ©sentant ainsi dĂ©signĂ© doit ĂȘtre majeur. Il doit se prĂ©senter Ă l'audience avec le document Ă©crit lui confiant la qualitĂ© de reprĂ©sentant et une piĂšce d'identitĂ©.
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Si à l'audience le demandeur est absent et n'est pas représenté, le juge peut prononcer la radiation du procÚs de la liste des affaires en cours. L'affaire est alors annulée.
Si le demandeur est dispensĂ© de comparaĂźtre, l'affaire peut ĂȘtre renvoyĂ©e Ă une date ultĂ©rieure ou jugĂ©e en son absence.
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Le procÚs peut avoir lieu, mais le défendeur ne pourra pas exposer ses arguments s'il n'est pas représenté.
Si le juge estime que la présence du défendeur est nécessaire ou que le défendeur a fait une demande de renvoi, il peut reporter la date du procÚs.
Demande de renvoi
Une des parties peut demander au juge le renvoi de l'affaire à une date ultérieure. Par exemple, si une des parties estime qu'elle n'a pas eu le temps de préparer ses arguments.
Le juge peut répondre favorablement ou non à cette demande, s'il estime que le motif est légitime (grave et justifié).
Décision sur la compétence
Le juge peut se déclarer incompétent pour juger l'affaire. Par exemple, s'il estime que le litige relÚve d'un juge spécialisé et donc de la compétence d'un autre tribunal.
Débats
La procédure peut, à l'initiative des parties lorsqu'elles en sont d'accord, se dérouler sans audience.
Formulaire
Consentement au déroulement de la procédure sans audience pour une procédure orale devant le tribunal judiciaire ou le juge des contentieux de la protection
Cerfa n° 16037*01
Accéder au formulaire (pdf - 85.4 KB)
MinistÚre chargé de la justice
Pour vous aider Ă remplir le formulaire :
Les débats permettent aux parties d'échanger oralement leurs arguments et leurs éléments de preuve. C'est le juge qui donne la parole à chaque partie, d'abord le demandeur, puis le défendeur. Il veille au respect du principe du contradictoire.
Il peut aussi auditionner des témoins.
Si lors des dĂ©bats, il constate qu'un accord peut ĂȘtre trouvĂ©, il dĂ©signe un tiers qui peut ĂȘtre un conciliateur ou un mĂ©diateur.
- Le conciliateur de justice a des pouvoirs d'enquĂȘte, peut interroger des tĂ©moins et se dĂ©placer sur les lieux du litige.
- Le mĂ©diateur civil n'a pas de pouvoir d'enquĂȘte.
Si la conciliation a échoué, les débats peuvent démarrer.
Le procÚs est un échange d'arguments et de piÚces. Quand il s'estime suffisamment éclairé, le juge clÎture les débats.
S'il considÚre que l'affaire nécessite des débats ultérieurs ou la recherche d'informations complémentaires (par exemple, une expertise ou un déplacement sur les lieux), le juge peut renvoyer la suite du procÚs à une date ultérieure.
AprÚs les débats, le juge fixe la date à laquelle la décision sera rendue. L'affaire est alors mise en délibéré.
Le jour du dĂ©libĂ©rĂ©, le jugement peut ĂȘtre consultĂ© au greffe du tribunal. Une copie du jugement est ensuite envoyĂ©e Ă chacune des parties.
Les décisions s'appliquent immédiatement sauf dispositions contraires.
Le type de recours dépend des sommes en jeu.
- Si l'affaire porte sur une somme infĂ©rieure Ă 5 000 âŹ, les parties peuvent contester le jugement en formant un pourvoi en cassation dans le dĂ©lai de 2 mois.
- Si l'affaire porte sur une somme supĂ©rieure Ă 5 000 âŹ, les parties peuvent contester le jugement en faisant appel dans le dĂ©lai d'1 mois.
Le délai commence à partir de la signification de la décision par huissier, de sa notification par le greffe du tribunal ou de la lecture de la décision en audience publique.
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Code de procédure civile : articles 817 à 818
Procédure ordinaire
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Code de procédure civile : article 761
Conciliation
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Code de procédure civile : articles 828 à 833
Déroulement des débats
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Code de procédure civile : articles 446-1 à 446-4
Procédure orale
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Code de procédure civile : articles 776 à 779
Constitution d'avocat et dispense
